Analyse
L’inflation forcera-t-elle la Fed à relever ses taux d’ici fin 2016 ? il y a 11 mois - mercredi 19 octobre 2016

La question incite les marchés à spéculer. A tort ou à raison ?

La spéculation sur une hausse de taux américains en 2016 a stimulé le dollar (1 EUR vaut moins de 1,10 USD). Les actions américaines, dont la volatilité est réduite et les rendements espérés élevés, restent présentes dans notre stratégie de placement. 
Nous sommes moins enthousiastes pour les obligations de l’Etat américain, dont les rendements réels, déjà très réduits, diminueront encore avec la hausse de l’inflation.
Découvrez tous les détails.

 

Les chiffres de l’inflation

En septembre, les prix à la consommation ont progressé de 1,5 % face à septembre 2015 et même de 2,2 % si on exclut l’alimentation et l’énergie.
Les frais liés au logement (+2,7 % sur un an), les services (+3,0 %), les frais médicaux (+4,9 %) et les médicaments (+7,0 %) affichent les hausses annuelles les plus soutenues.

 

L’objectif est presqu’atteint

Bien sûr, à +1,5 % sur un an, l’indice principal n’est pas encore au niveau que souhaitent les autorités monétaires américaines. Mais au fur et à mesure que les prix de l’énergie (-2,9 % sur un an) cesseront de peser sur l’indice principal, celui-ci approchera les 2 % visés. Et avec le taux de chômage à 5 % en septembre, le marché de l’emploi ne se porte pas trop mal, en dépit d’un ralentissement de la création de postes de travail ces derniers mois.

 

La hausse des taux est probable

Les deux objectifs de la Fed (plein emploi et inflation à 2 %) sont donc à portée de main. Ce n’est donc pas un hasard si Stanley Fischer, le n° 2 de la Fed, a insisté sur le fait que la politique monétaire américaine est proche de parvenir à ses fins et sur le danger de maintenir les taux trop bas, trop longtemps. Il n’en a pas fallu davantage pour que les marchés parient sur le fait qu’une hausse de taux serait annoncée lors de la réunion de la Fed de décembre. Fort plausible à nos yeux, une telle hausse renforcerait la crédibilité de la Fed.

Quoi qu’il en soit, toute normalisation des taux américains sera lente, afin d’éviter de nuire à l’économie et aux marchés financiers. Il reste donc peu probable de voir ces taux dépasser 1 % en 2017.

 

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