Analyse
Septembre s’est soldé par un quasi statu quo des Bourses mondiales il y a un an - mardi 4 octobre 2016

Sur le mois, l’investisseur en euro a perdu 0,2 %. Depuis le début de l’année, son rendement atteint 3,4 %.

A nouveau préoccupés par la santé des banques européennes, les investisseurs hésitent.
Les Bourses restent hésitantes. Les banques centrales mènent toujours la danse.

 

Banques centrales

En Europe, en n’annonçant pas de nouvelles mesures de soutien, la BCE a déçu les marchés.
Aux USA, la Fed a une fois de plus reporté toute hausse des taux, malgré la bonne santé de l’économie américaine et l’espoir de résultats de sociétés en hausse au 4e trimestre.
Au Japon, face au constat d’échec des mesures de Shinzo Abe ces quatre dernières années, de nouvelles mesures de soutien ont été annoncées pour tenter d’affaiblir le yen et juguler la déflation.

 

Taux

Les marchés avaient pris au sérieux la possibilité d’une hausse des taux directeurs aux USA en septembre. A la mi-septembre, les taux obligataires à 10 ans dépassaient 1,7 % aux USA, redevenaient positifs en Allemagne et approchaient 0 % au Japon pour la première fois depuis l’hiver. Les investisseurs ont tendance à se concentrer sur les différentiels de taux. En cas de hausse aux USA, ceux d’autres pays, y compris le Japon ou l’Allemagne, s’ajustent. Ce n’est donc pas une surprise si les taux ont rechuté un peu partout suite au statu quo de la Fed.
Restez à l’écart des marchés obligataires.

 

Devises

Les taux de change entre grandes devises mondiales sont restés globalement inchangés.

 

Bourses

Pour les Bourses, les dissensions au sein de la Fed et le statu quo de la BCE sont plutôt bénéfiques, puisque cela prolonge l’ère de financement surabondant et à très bon prix. L’heure n’est pourtant pas à l’euphorie. Selon l’OMC, en 2016, le commerce mondial devrait croître d’à peine 1,7 % (la plus faible croissance depuis 2009). Un chiffre d’autant plus inquiétant que si la conjoncture se dégrade encore, 2017 pourrait se solder par un résultat à peine meilleur (1,8 %).

 

Globalement, en septembre, les performances des Bourses ont été assez homogènes.
Seule l’Afrique du Sud se détache du lot, avec une hausse mensuelle de 5,2 %, due essentiellement au rebond du rand après le trou d’air du mois d’août, lorsque les craintes de départ du ministre des Finances, apprécié des marchés, étaient au sommet. Avec une économie aujourd’hui à la peine, plombée par des taux élevés et une inflation de plus de 6 %, l’Afrique du Sud doit rassurer les investisseurs, e.a. en assainissant ses comptes publics. Vu ses institutions et son solide système financier, nous pensons que le potentiel se matérialisera à moment ou un autre.

 

– Investissez-y 5 % de vos avoirs en Afrique du Sud, dans une optique de long terme, via iShares MSCI South Africa.
– Consacrez jusqu’à 10 % aux actions américaines, non en raison de l’attentisme de la Fed, mais en raison de leur valorisation, toujours raisonnable au vu des perspectives bénéficiaires (
consultez notre stratégie).
– Restez à l’écart de la Bourse nippone, plutôt chère. Vendez si ce n’est déjà fait.

 

Au niveau sectoriel, le secteur minier surclasse tous les autres depuis début 2016 (+52,4 %).
Après des années de déprime, les restructurations et augmentations de capital paient enfin. Et la remontée générale des prix des matières premières depuis janvier, soutenue par la croissance des investissements chinois et le déficit d’offre de certains non-ferreux, redonne espoir aux investisseurs.

 

Les valeurs financières européennes accusent un repli de 12,4 % en moyenne depuis début 2016. Restez à l’écart.
Les banques ont à nouveau semé la panique sur les marchés en fin de mois. Deutsche Bank a plié sous le poids d’une amende record de 12,5 milliards d’euros réclamée par la justice américaine pour vente de produits qu’elle savait toxiques entre 2006 et 2008.
Seuls Axa et UBS sont dignes d’achat.

 

Les valeurs pétrolières ont rebondi de 5 % sur les quinze derniers jours.
C’est grâce à l’accord signé en fin de mois entre pays de l’OPEP, pour réduire la production d’environ 2,3 %, qui a dopé les prix du baril.
Nos favorites restent Chevron, Exxon Mobil et Repsol.

Partagez cet article