Analyse
Suite au discours de la BCE, faut-il investir dans la zone euro ? il y a un an - vendredi 21 octobre 2016

Le communiqué publié suite à la réunion de politique monétaire n’a pas évolué par rapport à celui de septembre. Pas facile pour celui qui pense investir en Europe.

La politique monétaire européenne en place ne porte pas vraiment encore ses fruits. Mais il reste des raisons de la maintenir. Dans cette conjoncture, pour un placement global en fonds, restez à l’écart des actions de la zone euro. Pour un investissement en actions individuelles, vous pouvez vous tourner vers quelques titres de qualité, comme p. ex. Axa, BMW, EDP ou encore Engie.

 

Trouver une politique monétaire convenant à tous n’a rien d’évident

Lors de la récente réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne, ni stimuli supplémentaires ni fin des stimuli en place n’ont été discutés. La BCE semble bien décidée à garder le suspense, au moins jusqu’en décembre. Certes, l’actuel programme de rachat d’actifs financiers pouvant théoriquement être interrompu dès mars 2017, les investisseurs souhaiteraient davantage de transparence. Mais face aux récents indicateurs économiques, parfois contradictoires, la BCE attend d’y voir plus clair. Car un gouffre sépare une économie telle que celle de l’Allemagne (en pleine forme et proche du plein emploi) de celle de l’Italie (où la croissance est absente depuis plus d’une décennie).

 

Les raisons de ne pas changer de politique

Longtemps, la BCE a justifié sa politique accommodante par la nécessité de combattre la menace déflationniste. Mais avec une inflation confirmée à 0,4 % pour septembre et positive pour la majorité des pays de la zone euro, cet argument perd de son importance. Il y a dès lors fort à parier que Berlin souhaite voir les mesures exceptionnelles expirer à la fin du 1er trimestre 2017. Nous pensons néanmoins que la BCE essayera de maintenir sa politique et que toute diminution de rachats d’actifs sera progressive, pour ne pas nuire aux marchés, à la confiance de ménages et aux entreprises.

Quoi qu’il en soit, les efforts de la BCE sont jusqu’ici insuffisants pour relancer à eux seuls l’économie européenne, peu dynamique, résistante au changement et dont la croissance est largement en ligne avec son potentiel.

 

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