Analyse
Notre bilan du mois d’octobre sur les marchés il y a 9 mois - mercredi 2 novembre 2016

Après un été sans relief, les Bourses ont légèrement progressé.

Du 1 au 27/10, l’investisseur en euro sur les Bourses mondiales a engrangé un rendement de 1,6 %. Depuis le début de l’année, son rendement atteint 5,1 %.

 

Taux

Les politiques monétaires américaine et européenne ont encore été au cœur des décisions.

La Fed prépare les marchés à une hausse prochaine des taux directeurs (en décembre, selon toute probabilité) et certains de ses membres évoquent même la possibilité de trois hausses d’ici fin 2017. Dans la zone euro, ni l’extension du programme de rachats d’actifs, ni sa fin éventuelle n’ont été discutées. Et si Mario Draghi se dit persuadé que le programme ne s’arrêtera pas soudainement, l’évolution de la politique monétaire au-delà de mars 2017 reste une inconnue.

 

Obligations

Le taux américain à 10 ans s’est orienté à la hausse, à 1,9 %, contre moins de 1,6 % fin septembre. Et avec lui, tous les taux obligataires des pays industrialisés ont remonté, au point que la dette allemande à 10 ans offre à nouveau des rendements positifs, de l’ordre de 0,1 %.

 

Devises

Dollar grand gagnant, livre grande perdante

A moins de 1,09 USD pour 1 EUR, le dollar a approché ses maxima de janvier face à l’euro et se trouve au plus haut face à la plupart des grandes devises.
Au rang des grands perdants, on trouve la livre britannique. Reculant jusqu’à 1,12 EUR, elle a atteint en octobre un plancher depuis 2011 face à l’euro et depuis plus de trois décennies face au dollar. En cause, le risque croissant de voir le Royaume-Uni quitter le marché commun européen. Une perspective qui ne rassure ni le marchés des change, ni le marché obligataire (le taux britannique à 10 ans a doublé depuis août), mais qui pèse peu sur la Bourse de Londres, du moins en devise locale (+1 %). En euro, Londres affiche un repli de 2,6 %.

Consacrez toujours 15 % de votre portefeuille aux actions britanniques. 

 

Les devises émergentes ont évité la casse

La perspective d’un accord pour le gel de la production pétrolière et le rebond des prix des matières premières ont permis aux devises émergentes d’éviter la dégringolade. Le peso mexicain profite aussi des sondages qui donnent Donald Trump perdant et du rebond du prix du pétrole, pour remonter de 5,6 % face à l’euro. Le real brésilien (+5,9 %) connaît une hausse similaire, liée à la reprise des cours des matières premières (pétrole, minerai de fer). Le rouble russe et la rupiah indonésienne gagnent plus de 3 %.

Continuez à investir au Brésil et en Indonésie, pour diversifier votre portefeuille. 

 

Actions

Préférez les américaines aux européennes

Aux Etats-Unis, un quart seulement des 500 plus grosses capitalisations ont déjà publié leur résultat trimestriel. Les résultats publiés sont jusqu’ici en moyenne 0,3 % inférieur à ceux d’un an plus tôt. Ils sont encore plombés par le secteur énergétique. Mais au vu du rebond des prix pétroliers, ce sera le dernier trimestre de recul des bénéfices. Et hors secteur énergétique, les entreprises du S&P 500 ont affiché une croissance bénéficiaire sur quatre des cinq derniers trimestres. Ce sera à nouveau le cas au 3ème (+3,3 % estimé en moyenne). Et les six mois à venir devraient voir la tendance s’accélérer.
Depuis début 2016, avec un dollar globalement stable, l’investisseur en euro a engrangé un rendement de 6,1 % sur la Bourse américaine.
Quel que soit l’issue du scrutin présidentiel, nous restons d’avis que l’économie américaine restera bien plus dynamique que celle de la zone euro, où la production industrielle n’a toujours pas retrouvé son niveau d’avant la crise et où la consommation des ménages reste fragile.

Continuez à investir 10 % de votre portefeuille en actions américaines. 

 

Valeurs financières soulagées par l’espoir d’une hausse de taux d’ici fin 2016 aux USA.

Le soutien présumé de certains actionnaires à l’égard de Deutsche Bank en cas de besoin, le douloureux plan de restructuration chez ING et les bons résultats des américains JP Morgan, Goldman Sachs, Morgan Stanley et Citigroup ont également aidé le secteur. Mais avec un recul de 8,4 % depuis début 2016, le secteur financier européen reste un de ceux qui affichent les plus faibles performances.

Restez à l’écart. Si vous êtes conscients des risques, seuls Axa et UBS méritent une place en portefeuille.

 

Quelques secteurs font encore moins bien depuis le début de l’année.

Outre les pharmas, en proie à un environnement tarifaire qui se complique et qui cèdent 9,5 % depuis janvier, ce sont les compagnies aériennes européennes (-14 %) qui ferment la marche. Déjà impactées par la généralisation du modèle low-cost qui pèse sur les marges et par les attentats qui refroidissent les touristes, elles devraient subir en 2017 une solide hausse de la facture de kérosène.

Restez à l’écart.

 

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