Analyse
Les marchés ont été agités en novembre il y a un an - mardi 6 décembre 2016

Le rendement moyen des Bourses mondiales a été de 3,4 %. Depuis le début de l’année, pour l’investisseur en euro, le gain est de 8 %.

Les marchés ont été agités en novembre

Les marchés ont été agités en novembre

Devises

Avec la victoire de Donald Trump, ce sont la suite du Brexit et les inquiétudes sur la zone euro qui ont perturbé le marché des changes.
La livre sterling s’est appréciée face à toutes les principales devises (+6 % face à l’euro), grâce à la bonne résistance de l’économie du Royaume-Uni et à la perspective d’un Brexit préservant l’essentiel des liens commerciaux.
Le dollar américain a pris 3 % face à l’euro. Les investisseurs sont séduits par la politique économique du futur président.
Le dollar canadien s’est aussi apprécié de 3 % face à l’euro.
L’euro est pénalisé par la faiblesse conjoncturelle du Vieux-Continent et par les incertitudes politiques. Après le vote contre la réforme constitutionnelle en Italie, des scrutins à haut risque sont prévus ces douze prochains mois dans la zone euro.
Le yen a perdu 5 % face à l’euro et quasi 10 % face au dollar. Car les attentes d’une plus forte croissance aux USA tranchent avec l’abandon des espoirs d’un renouveau de l’économie nipponne.

Marché obligataire

Si le programme de Trump devrait stimuler la croissance américaine, il annonce aussi un plus grand déficit public et plus d’inflation, deux éléments défavorables aux obligations. Les investisseurs ont donc délaissé le marché obligataire et les taux américains ont atteint leur sommet des douze derniers mois. Par contagion, les taux européens ont aussi remonté.

Bourses : performances divergentes selon les régions

Les USA rassurent
Le premier discours de Trump après sa victoire, plus conciliant et fédérateur a suffi pour rassurer les marchés. Bon nombre de marchés (Japon, Etats-Unis, Australie, Chine, Canada,…) tutoient leurs sommets de l’année. Les investisseurs ont enfin pris le temps d’analyser le programme économique de Trump, et celui-ci est plutôt rassurant. Les baisses d’impôts et les investissements prévus sont de nature à soutenir la croissance aux Etats-Unis. Et si la locomotive de l’économie mondiale va bien, le reste du monde suivra.
Continuez à investir 10 % de vos avoirs en actions américaines via le tracker iShares Core S&P500 ETF.
Les marchés émergents ont perdu 2 % après un gain de 16 % depuis début 2016
– La Bourse indonésienne a cédé 11 % en euro. Même si, depuis le début de l’année, l’investisseur en euro y gagne encore 14,3 %, cette correction est exagérée, au vu des réformes menées et de l’importance de la consommation intérieure, qui génère plus de 50 % du PIB et soutient la croissance (+5 % au 3e trimestre).
Profitez du recul pour y investir 5 % de votre portefeuille dans les fonds que nous conseillons.
– La Bourse mexicaine, victime de la victoire de Trump, a perdu 9,4 % en euro.
La moitié de la chute découle du recul du peso (-14 % face à l’euro depuis début 2016). Avec l’arrivée de Trump, les investissements étrangers sont menacés. La Bourse mexicaine est relativement bon marché mais la banque centrale, forcée de rehausser ses taux pour contrer l’inflation et soutenir le peso, mène une politique qui pèse sur la croissance, déjà au plus bas depuis le printemps 2014.
Evitez le Mexique. A terme, si le discours de Trump sur les accords de libre-échange devait s’assouplir, nous n’excluons pas d’y revenir.

Au niveau sectoriel

Vu les perspectives de soutien à la croissance américaine :
– les secteurs les plus défensifs (alimentation…) et/ou les plus recherchés pour leurs dividendes (services aux collectivités…) ont le moins bien performé ;
– les secteurs les plus cycliques (sidérurgie et non-ferreux, chimie, pétrole et gaz…) ont enregistré les performances les plus solides ;
– le secteur pétrolier a bénéficié de l’accord des membres de l’OPEP, pour une réduction de la production. Jusqu’ici toutefois, faute d’accord avec d’autre pays, l’offre de pétrole reste supérieure à la demande. Mais l’espoir est là et soutient le prix du baril.
Achetez Exxon, Chevron et Repsol.

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