Analyse
La réforme fiscale annoncée par Donald Trump se précise il y a 5 mois - jeudi 27 avril 2017
L’impôt des sociétés et le rapatriement des bénéfices sont concernés.

L’impôt sur les sociétés passerait de 35% à 15% seulement.
Le taux d’imposition sur le rapatriement des bénéfices réalisés par les entreprises américaines à l’étranger passerait de 35% à 10%. De quoi attirer les entreprises.
Nos portefeuilles restent en partie investis dans une sélection de fonds d’actions américaines.


La réforme est ambitieuse. Sa réalisation est dès lors loin d’être assurée.
Certes, la grande majorité des législateurs américains sont acquis à la cause d’une fiscalité réduite.
Mais il y a un gouffre entre ceux qui souhaitent accompagner cela d’un rôle réduit pour l’Etat et ceux qui souhaitent à tout prix maintenir le financement de la défense, l’éducation ou l’assistance médicale (Obamacare).
Et il y a un autre gouffre entre ceux qui souhaitent à tout prix garder des comptes publics équilibrés et ceux qui (comme Trump) acceptent l’idée de déficits temporaires, arguant qu’à plus long terme, les mesures stimuleront l’économie, doperont la recette fiscale et rééquilibreront les comptes.
Par contre, Trump semble abandonner l’idée de tarifs à l’encontre des importations en provenance du Mexique ou de la Chine.
Trump recule aussi sur l’idée d’inclure dans le plan de dépenses le financement du mur à la frontière mexicaine. Cela permettra à l’Etat de continuer de fonctionner normalement, sans devoir relever le niveau de dettes accepté pour les agences fédérales.

Les marchés se réjouissent de cette perspective de fiscalité réduite, d’autant plus qu’elle surgit dans une conjoncture économique assez favorable des deux côtés de l’Atlantique et que les sondages donnent Macron gagnant au second tour de l’élection présidentielle française. Certaines Bourses ont atteint des sommets historiques. 

 

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