Analyse
Que nous ont appris les marchés financiers au mois de mars ? il y a 6 mois - mardi 4 avril 2017
Ils ont notamment confirmé que les actions sont le meilleur moyen de protéger votre patrimoine de l’inflation.
Que nous ont appris les marchés financiers au mois de mars ?

Que nous ont appris les marchés financiers au mois de mars ?

En mars, pour l’investisseur en euro, les Bourses mondiales ont engrangé en moyenne 0,7%. Depuis début 2017, les gains atteignent 5,8%. Les valorisations restent élevées, malgré les croissances bénéficiaires attendues (±10% de part et d’autre de l’Atlantique).
Vu la faiblesse des taux et la lenteur de la normalisation monétaire, les actions restent le meilleur moyen de protéger votre patrimoine de l’inflation.
Nos portefeuilles restent globalement absents des Bourses européennes.Consacrez toujours 10% de vos avoirs aux actions américaines via les fonds DPAM CAP B Equities US Dividend, iShares Core S&P 500 ETF et LM CB US Large Cap Growth.

L’euro, en retrait en février, s’est globalement apprécié en mars

Le bon début d’année de l’économie européenne explique en partie ce retour en grâce de l’euro. Les derniers indicateurs y annoncent en effet une croissance soutenue au 1er trimestre. Les investisseurs ont également été rassurés par le résultat des élections législatives aux Pays-Bas. Le scénario catastrophe d’une victoire du parti xénophobe et anti-européen ne s’est pas réalisé. Suite au scrutin néerlandais, les craintes d’une vague d’extrême droite qui ferait gagner Marine Le Pen à l’élection présidentielle française et déstabiliserait l’Europe se sont atténuées.

En parallèle, l’euro a profité de vents contraires affectant certaines devises:

Le dollar, retombé le 27 mars à pratiquement 1,09 USD pour un euro pour la première fois depuis l’élection de Donald Trump, a souffert de l’incapacité du président à faire avancer ses projets. Les investisseurs ne se contentent plus de paroles, ils veulent des actes pour continuer de parier sur une accélération de la croissance aux Etats-Unis.

Les devises des pays producteurs de pétrole ont quant à elles souffert du recul de prix du baril, revenu à moins de 50 USD. Le rouble russe et la couronne norvégienne ont reculé de ±3% face à l’euro.

Le peso mexicain a réagi à contre-courant et a gagné 5,5% face à l’euro. Après avoir atteint un minimum historique ce 20 janvier, la devise mexicaine est repartie à la hausse. Face à la difficulté de Donald Trump à concrétiser ses promesses de campagne, l’économie mexicaine n’a pas connu la descente aux enfers redoutée. Les investisseurs se repositionnent sur le peso, qui a regagné ces dernières semaines le terrain perdu après la victoire de Trump. Et finalement, sur les douze derniers mois, le peso mexicain est certes très volatil, mais pratiquement stable face à l’euro.

Les Bourses de la zone euro ont gagné en moyenne 5,1%

Elles ont bénéficié d’un peu de répit au niveau politique, mais aussi d’indicateurs économiques confirmant la reprise. Ce sont les banques européennes (+3,7%) – qui profiteront de la hausse des taux d’intérêt à long terme – et l’ensemble des secteurs les plus cycliques en Europe (utilities, construction…) qui affichent les meilleures performances. Seules les technologiques européennes ont fait mieux en mars (+5,2%). Les semi-conducteurs et les sociétés informatiques européennes sont les secteurs qui ont livré les résultats les plus solides au 4e trimestre 2016. En Belgique, Melexis et EVS restent nos technologiques favorites. Mais les réformes se font toujours attendre dans la zone euro. Seule la banque centrale semble à la barre et il faudra attendre l’issue des élections en Allemagne en septembre pour espérer des initiatives politiques. Même si les craintes des investisseurs ont tendance à s’estomper, restez pour l’instant encore à l’écart des actions européennes.

Le marché américain marque le pas

Le doute a pris la place des espoirs liés aux annonces de mesures de soutien. Face au manque d’alignement entre Trump et le Congrès, beaucoup se demandent si les mesures espérées pourront être mises en œuvre. Au premier échec du projet de réforme de l’Obamacare pourraient succéder d’autres déceptions. Les valeurs liées aux matières premières en ont souffert et ce, malgré la vigueur confirmée de l’industrie chinoise. Et pour les pétrolières, le rebond de la production de pétrole de schiste pèse aussi sur le prix du baril. Nous n’attendons pas de rebond des prix du baril, mais les cours de Chevron, Exxon et Repsol en tiennent compte. Globalement, nous restons néanmoins convaincus que le potentiel de l’économie américaine reste supérieur à celui de la zone euro. L’économie américaine a renoué avec le plein emploi, ce qui pousse les salaires à la hausse et dope la consommation des ménages. 

 

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