Analyse
Le yen japonais est sous-évalué il y a 7 mois - jeudi 20 avril 2017
Une bonne raison d’investir en obligations en yen ou en actions japonaises ?
Le yen japonais est sous-évalué

Le yen japonais est sous-évalué

Non. Le potentiel du japon est érodé. L’économie japonaise est en panne de croissance et fait du surplace. Nous vous déconseillons d’investir en actions et en obligations japonaises.

Le Japon est confronté à un sérieux problème : son économie stagne

Ce n’est sûrement pas la faute du Premier ministre actuel, Shinzo Abe. Au contraire même. L’homme affronte vents et marées pour faire fonctionner le plan de redressement qui porte son nom, les Abenomics. Objectif : contrer la déflation pour faire redémarrer le moteur économique. Comment ? En augmentant les dépenses publiques. Hélas, plusieurs pans de ce programme ne démarrent que péniblement ou échouent carrément. L’an passé, le Japon n’a pas réussi à aller au-delà de 1% de croissance. C’est moins qu’en 2015 (1,2%).

L’un des piliers des Abenomics : l’affaiblissement du yen

Pour un pays exportateur comme le Japon, la baisse de la devise nationale est un énorme avantage concurrentiel. La banque centrale japonaise a apporté son écot au programme du Premier ministre. En maintenant ses taux à des niveaux plancher et en achetant massivement des obligations d’Etat, elle tente de rendre le yen aussi peu sexy que possible aux yeux des investisseurs. Exemple : les obligations d’Etat japonaises offrent aujourd’hui un rendement... négatif sur les durées moyennes et courtes.

Ces efforts sont-ils porteurs ?

L’avenir le dira. Entre-temps, tout cela coûte cher. Et on peut se demander pendant combien de temps la Banque du Japon va acheter encore des obligations d’Etat, surtout qu’elle achète des actions aussi pour soutenir la Bourse. Est-ce tenable, ou bien le premier ministre Abe va-t-il sortir un lapin de son chapeau ? Pour notre part, nous trouvons tout cela risqué.

La Bourse de Tokyo est correctement évaluée mais…

Nous avons des doutes quant à son potentiel, vu le caractère stagnant de l’économie. Certes, le fait de rendre le yen aussi peu intéressant que possible favorise les exportations, donc les entreprises japonaises, mais cela nous semble insuffisant comme argument.

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