Analyse
En Corée du Sud, Moon Jae-In a remporté l’élection présidentielle il y a 6 mois - jeudi 11 mai 2017
Il remplace Park Geun-Ye, destituée pour scandale de corruption.

Les marchés ont bien accueilli l’élection de ce libéral de 64 ans, qui a promis la création de postes de travail et la réforme des grands conglomérats coréens. Toutefois, l’indice de la Bourse de Seoul, qui a dépassé ses maxima de 2011, est correctement évalué; et le won coréen est quant à lui légèrement surévalué face à l’euro. Un placement en Corée du Sud est dès lors moins intéressant qu’en Chine ou en Indonésie. Restez à l’écart pour l’instant.
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Le nouveau président prône également une ligne moins dure dans les rapports avec la Corée du Nord, n’exclut pas de se déplacer à Pyongyang si les circonstances devaient évoluer et fait ainsi se réduire la crainte d’un conflit armé.

Grâce à des finances publiques saines (dette publique à 44% du PIB, budgets équilibrés ou en surplus sur quatre des cinq dernières années), le gouvernement peut se permettre d’assouplir sa politique fiscale, pour soutenir l’économie.

Toutefois, toute réforme de l’économie ne sera pas aisée. Car si la croissance coréenne reste intéressante (2,7% en 2016), elle reste très dépendante des exportations (le surplus de la balance courante est de 7,0% du PIB) et des consommateurs (mais leur endettement est élevé).

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