Analyse
Le résultat du 1er tour des présidentielles françaises a plu aux investisseurs il y a 3 mois - mardi 2 mai 2017
En misant sur la victoire de Macron, ils espèrent un meilleur avenir.
Le résultat du 1er tour des présidentielles françaises a plu aux investisseurs

Le résultat du 1er tour des présidentielles françaises a plu aux investisseurs

Et ceci s’inscrit dans une période de conjoncture favorable pour la zone euro.
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Les marchés redoutaient un duel Le Pen-Mélenchon au second tour

L’annonce des résultats du 1er tour a dès lors provoqué l’euphorie sur les marchés financiers européens. Le 24 avril, la Bourse de Paris a enregistré sa plus forte hausse depuis août 2015, gagnant plus de 4% et atteignant en séance un plus haut depuis janvier 2008. Les autres places européennes ont aussi été à la fête, avec notamment un bond de 4% à Milan et de plus de 3% à Francfort. Sur le marché obligataire, les rendements se sont fort détendus. Le taux d’intérêt à 10 ans sur la dette française est ainsi retombé à 0,83%, contre plus de 1,10% fin mars. Et l’écart avec la référence allemande s’est sensiblement réduit. Enfin, l’euphorie des investisseurs en Europe a propulsé l’euro à 1,09 USD, pour la première fois depuis novembre.

Les investisseurs ont le sentiment que le meilleur est à venir si Macron est président

Au niveau économique, son programme se veut pro-business. A contre-courant de l’opinion publique, il est ainsi favorable au CETA, l’accord commercial entre l’Union européenne et le Canada. Au niveau domestique, il préconise une politique fiscale favorable aux entreprises. Il veut encore davantage desserrer le carcan des 35 heures et autoriser des accords au niveau de l’entreprise pour définir l’organisation du travail. Lors de son bref passage à la tête du ministère de l’économie, Macron avait déjà levé certaines restrictions au travail le dimanche et avait libéralisé les professions réglementées comme les notaires. Il veut aussi réduire le poids très élevé des dépenses publiques (56,2% du PIB ; le plus haut de l’Union européenne), notamment en supprimant 120 000 fonctionnaires. Contrairement à ses adversaires, Macron n’a jamais remis en cause les règles budgétaires européennes et veut rapidement revenir à un déficit public inférieur à 3% du PIB. Il est d’ailleurs résolument pro-européen et veut renforcer les institutions européennes.

Le scrutin du 7 mai ne sera que le 1er volet d’une importante année électorale en France

Le second volet se déroulera en juin avec les élections législatives. Alors que les candidats des deux grands partis politiques ne se sont pas qualifiés pour le second tour et que l’électorat apparaît éclaté comme jamais, le futur président ne bénéficiera probablement pas d’une majorité parlementaire. Une situation loin d’être inédite. Au cours des 30 dernières années, la France a connu sept années de cohabitation. Ces périodes de partage du pouvoir entre des camps politiques différents sont rarement un long fleuve tranquille. Surtout, elles ne favorisent pas les réformes. Au niveau budgétaire, les arbitrages difficiles risquent d’être aussi retardés. Et alors que la France est le seul pays de l’Union européenne, avec l’Espagne, à afficher un déficit public supérieur à 3% du PIB en 2016, elle restera en infraction avec les traités. Mais quelles que soient les difficultés politiques que le prochain président rencontrera, l’économie française poursuivra son redressement grâce à la bonne conjoncture européenne.

La conjoncture est favorable dans la zone euro

Petit à petit, tous les indicateurs passent au vert dans la zone euro. Dans la lignée des deux derniers trimestres 2016 où l’activité économique a gagné à chaque fois 0,4% sur base trimestrielle, la croissance restera conforme au potentiel de la zone euro cette année. La baisse du chômage, revenu à 9,5% en février, renforce la confiance des ménages et dope leur consommation. Le moral des chefs d’entreprise est aussi en hausse et de nouveaux projets d’investissement voient le jour. Au niveau budgétaire, les efforts des dernières années ont porté leurs fruits. A l’opposé de l’Espagne et de la France, neuf pays ont clôturé 2016 avec des comptes publics à l’équilibre ou en excédent. A 1,5% pour l’ensemble de la zone euro, le déficit public est le plus faible depuis 2007. La page de la crise de la dette publique est donc globalement tournée. Au niveau monétaire, les taux d’intérêt restent historiquement très faibles. Et comme la BCE n’est pas près de normaliser sa politique, l’argent bon marché continuera ces prochains trimestres à soutenir la consommation et l’investissement. Enfin, grâce au rebond de la production américaine qui a compensé la baisse des pompages chez les membres de l’OPEP, le prix du pétrole s’est stabilisé à un niveau relativement bas.
Dans ce contexte, et vu leur valorisation intéressante, les actions de la zone euro peuvent être achetées.

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