Analyse
La semaine sur les marchés il y a 4 mois - vendredi 16 juin 2017
Les principales Bourses européennes terminent la semaine légèrement dans le rouge.
La semaine sur les marchés

La semaine sur les marchés

Vendredi midi, par rapport à une semaine plus tôt, le Stoxx Europe 50 était en recul de 0,6% et le Bel 20 de 1% . Le Nasdaq perdait quant à lui 0,7% et le S&P 500 était stable.

Les baisses constatées sont dues notamment au recul des cours des matières premières (pétrole : -1,7%, acier : -3,7%, non ferreux : -4,2%), dû à des craintes d’une offre supérieure à la demande.
Les Bourses ont aussi souffert de la perspective d’une hausse des taux par les grandes banques centrales à moyen et long terme (la Fed a relevé son taux directeur de 0,25%).
Les investisseurs se sont aussi détournés des valeurs technologiques (le secteur technologique perd 1,3%, le segment des semi-conducteurs 2%), sans qu’aucune annonce majeure n’ait pourtant été faite. Mais les banques Goldman Sachs et UBS craignent un plafonnement de la rentabilité. Et les investisseurs retirent une part de leurs placements dans des fonds d’actions américaines de croissance. Selon nous, bon nombre de technologiques ont une valorisation qui dépasse le potentiel de croissance des bénéfices et risquent donc de brutales corrections. Nous conseillons globalement de vendre les actions technologiques.

– Deceuninck (conservez) se porte toujours bien (+30% sur les 3 derniers mois), grâce à des chiffres macro-économiques turcs meilleurs que prévu, à la détente du prix du baril (qui pourrait être favorable au prix de ses matières premières) et aussi à des achats d’actions par les dirigeants de l’entreprise (signe d’optimisme quant à la restructuration menée par le CEO en place depuis février 2016).
– Exmar (conservez), très endetté, ne parvient pas à louer deux de ses barges de liquéfaction / regazéification et est dès lors contraint d’offrir des conditions royales à ses créanciers (11% sur une obligation en couronne norvégienne échéant début juillet, en échange d’un prolongement de deux ans). La titre reste un pari, mais très risqué.
– General Electric (conservez) accueillera bientôt un nouveau directeur général, mais cela ne change rien à notre conseil. Une gestion plus rigoureuse est attendue, mais sans garantir plus de croissance interne ni une amélioration de la rentabilité.
– L’Oréal (vendez) va vendre sa division The Body Shop à un prix correct (1 milliard d’euros), proche du prix d’acquisition en 2006. Cette activité n’avait pas tenu ses promesses, du fait d’une forte concurrence. L’impact financier sera minime (en 2016, l’activité n’a représenté que moins d’1% du résultat opérationnel du groupe). Cela souligne cependant que les acquisitions parfois chèrement payées ne sont pas toujours couronnées de succès.
– Michelin (conservez) se diversifie en rachetant Nextraq, un fournisseur américain de services de gestion de flottes (sécurité, productivité, gestion du carburant…). Dans l’immédiat, ce sera sans impact sur le résultat. Par ailleurs, le groupe réduit l’impact de la hausse des prix des matières premières sur ses coûts.
– Nyrstar (conservez) a finalisé la vente de sa mine mexicaine de Campo Morado (fermée depuis début 2015 en raison de graves problèmes sécuritaires dans la région). Il lui reste à présent 4 mines, rentables ou en passe de l’être. Leur vente reste possible pour réduire la dette mais n’est plus une urgence. L’action reste très risquée mais 2018 pourrait renouer avec le bénéfice (après six années de suite dans le rouge).
– Telenet (vendez) a reçu le feu vert de l’autorité belge de la concurrence pour l'acquisition de SFR Belux. De quoi étendre ses activités sur Bruxelles (où il n’était présent que dans 7 communes). Nous n’attendons toujours aucun dividende.
– Verizon (conservez) a finalisé le rachat de Yahoo (services internet), une acquisition destinée à faire croître le chiffre d’affaires, par l’enrichissement du contenu médias et une meilleure exposition à la publicité sur internet. En dépit du recul du cours depuis le début d’année, l’action n’est pas digne d’achat.

A L’AGENDA

– Mardi 20 juin : Roche et BASF rencontrent les investisseurs
– Mercredi 21 juin : résultat annuel de Colruyt; Airbus. Novartis et Nestlé rencontrent les investisseurs
– Jeudi 22 juin : résultat trimestriel chez Accenture; paiement du dividende de Teva (0,289 USD brut); indicateurs immobiliers aux USA
– Vendredi 23 juin : paiement du dividende de BP (7,7 pence brut); conseil européen à Bruxelles; indicateur d’activité économique pour la zone euro

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