Analyse
La BCE et la Fed ont publié leur compte-rendu des dernières réunions monétaires il y a 3 mois - vendredi 7 juillet 2017
A la Fed, les points de désaccord sont nombreux parmi les membres. A la BCE, le discours est plus prudent.

Quoi qu’il en soit, si on s’approche de la fin des politiques accommodantes, il n’est pas encore temps de se tourner vers les obligations.

Parmi les membres de la Fed, les points de désaccord ont été nombreux. Alors que certains s’inquiètent de l’incapacité de la Fed à atteindre de manière durable son objectif d’inflation, la majorité entend poursuivre la normalisation monétaire. Au-delà de la hausse du taux directeur annoncée (à 1,0-1,25%), la question est de savoir non pas si mais quand la Fed commencera son retrait progressif des marchés de la dette. Il y a toutefois fort à parier que cela ne devrait plus tarder (plusieurs membres souhaitent que ce soit cet été).

A la BCE, il a été envisagé de ne plus évoquer la possibilité d’une baisse des taux dans les communiqués. Mais finalement, cette référence restera inchangée, pour ne pas que les marchés craignent un resserrement monétaire trop rapide. Certes, la politique monétaire de la BCE devrait évoluer à partir de janvier, avec notamment la réduction progressive des rachats d’actifs. Mais la BCE sait aussi que l’actuelle bonne forme de la zone euro n’est possible que grâce à sa politique très accommodante et ne fera donc rien qui puisse mettre la croissance en péril.

Les marchés ont compris que l’ère des politiques monétaires ultra-accommodantes touche peu à peu à sa fin. La forte poussée du taux allemand à 10 ans a fait grimper les taux obligataires (et donc fait baisser les cours des obligations existantes). Mais le marché obligataire reste globalement peu intéressant (beaucoup de rendements réels restent négatifs).

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