Analyse
Les investisseurs allemands se demandent si la conjoncture favorable actuelle va vraiment durer il y a 3 mois - mercredi 23 août 2017
En août, leur confiance a chuté (indice Zew à 10 points contre 17,5 points en juillet).

Mais si l’horizon n’est pas sans nuages, il n’y a pas lieu de paniquer.
Nous continuons d’acheter les actions de la zone euro dans le cadre de nos portefeuilles diversifiés. Aux amateurs d’actions individuelles, nous conseillons notamment BMW.

Les raisons du recul de la confiance allemande sont diverses.
Tout d’abord, les tensions autour de la péninsule coréenne inquiètent le monde, et en particulier l’Allemagne qui, tout comme la Corée, a été longtemps divisée.
Ensuite, la présidence de Trump et le Brexit laissent augurer un commerce moins libre à l’avenir, alors que l’Allemagne est un pays très exportateur.
Il y a aussi les déboires du secteur automobile allemand, dont la crédibilité a été ébranlée, d’abord par le scandale des émissions polluantes, et ensuite par les soupçons de cartel entre constructeurs, concernant les spécifications techniques, les sous-traitants ou encore la stratégie sur les différents marchés ; la percée de l’automobile électrique dans le juteux marché du luxe n’est de plus pas de nature à rassurer.
Et enfin, il y a la reprise de l’euro, qui vient éroder l’avantage compétitif dont bénéficie le made in Germany.

Toutefois, au 2e trimestre, l’économie teutonne a acté une croissance de près de 2,1%. Et avec l’amélioration du pouvoir d’achat des ménages, la demande intérieure devrait y rester soutenue. L’indice Ifo qui mesure le climat des affaires est d’ailleurs à un sommet.
Le zew vient juste rappeler que l’horizon n’est pas sans nuages et que l’Allemagne devra encore travailler dur pour garder la position que le monde lui envie.

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