Analyse
Royaume-Uni : la croissance économique du 1er au 2e trimestre se limite à 0,3% il y a 3 mois - mardi 29 août 2017
La demande des ménages a ralenti.

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Une devise qui recule est normalement un avantage compétitif pour les exportateurs du pays. Toutefois, bien que la livre anglaise soit affaiblie face à l’euro, les Britanniques en profitent peu car leurs principales exportations vers l’UE proviennent du secteur des services (financiers, informatiques) et de secteurs à haute valeur ajoutée où l’avantage lié à une devise affaiblie est moins important. Et l’avantage des autres exportateurs (alimentation…) est insuffisant pour compenser les dégâts provoqués par la baisse de la livre sur le pouvoir d’achat des britanniques. Car la hausse des prix des biens importés fait grimper l’inflation plus vite que les salaires, ce qui pèse sur la capacité des britanniques à dépenser. Du 1er au 2e trimestre, leurs dépenses n’ont progressé que de 0,1%; et le 3e trimestre s’annonce difficile (en août, les ventes de détail ont connu un net ralentissement).
La production de biens (agriculture, industrie, mines…) recule de 0,3% sur un trimestre comme sur un an. Les entreprises attendent plus de visibilité avant de décider de nouveaux projets. La progression de l’investissement est nulle.
Le reste de 2017 s’annonce aussi délicat puisque, cinq mois après avoir envoyé la lettre informant de l’intention britannique de quitter l’UE, rien n’a été décidé.
En 2017, la croissance du Royaume-Uni devrait être la plus faible du G7.

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