Analyse
Au 3e trimestre, l’économie australienne a réussi sa meilleure performance depuis plus d’un an il y a 7 mois - jeudi 7 décembre 2017
La croissance économique a été de 2,8% par rapport à un an plus tôt.

Ce chiffre remet le pays dans le peloton de tête des économies industrialisées. Depuis le début du millénaire, peu de pays industrialisés peuvent s’enorgueillir d’une telle performance. Nous continuons d’investir en actions australiennes dans nos portefeuilles dynamiques.

Le chiffre de croissance est séduisant mais doit être relativisé. Les dépenses des ménages sont presque à l’arrêt. Les ménages ont préféré épargner. Ce n’est pas forcément une mauvaise chose car le taux d’épargne était réduit et même sa hausse ne laisse aux ménages que peu de marge de manœuvre en cas de problème. Mais c’est aussi le signe d’un malaise des consommateurs et de doutes pour l’avenir. Car si le marché de l’emploi reste en forme (taux de chômage à 5,4% en octobre), c’est sans réelle hausse du revenu disponible des ménages (+1,8% sur un an, comme l’inflation).

Ce sont dès lors les investissements qui ont été le moteur de la croissance (+7,5% sur un an). Les entreprises profitent de la bonne forme des économies asiatiques (la Chine en particulier) et de l’affaiblissement du dollar australien (qui renforce leur compétitivité).

L’Australie garde de belles perspectives de croissance. Avec des finances saines et une dette réduite, l’Etat a les moyens de soutenir la croissance en cas de nécessité et envisage de baisser la charge fiscale des ménages et des entreprises. La marge de manœuvre est aussi importante du côté de la politique monétaire : à 1,5%, le taux directeur australien est certes à un minimum historique, mais il peut encore baisser et la banque centrale n’a encore jamais eu recours à des assouplissements quantitatifs.

 

Partagez cet article