Analyse
Le Royaume-Uni et l'Union européenne se sont mis d’accord sur une période de transition il y a 4 mois - mardi 20 mars 2018
L’UE obtient gain de cause sur presque toute la ligne.
Royaume-Uni et Union européenne se sont mis d’accord sur une période de transition

Royaume-Uni et Union européenne se sont mis d’accord sur une période de transition

La mise en application de cette période de transition est toutefois loin d’être assurée.
Quoi qu’il en soit, vu que les multinationales cotées à Londres réalisent la majorité de leur chiffre d’affaires en dehors du Royaume-Uni, elles sont assez peu exposées aux aléas du Brexit. Pour cette raison, nous ne changeons rien à notre stratégie et conseillons toujours d’investir à Londres.

L’accord atteint stipule que le Royaume-Uni quittera définitivement l’Union fin mars 2019 mais restera membre du marché unique et de l’Union douanière jusque fin 2020.
Il a deux avantages pour les britanniques : d’une part donner aux entreprises le temps de s’adapter à la nouvelle réalité et de ne pas se précipiter pour déménager vers le continent; d’autre part, laisser au pays le temps de négocier des accords de libre-échange avec des pays tiers.
Néanmoins, le prix à payer sera lourd. Car le Royaume-Uni s’engage ainsi à toujours respecter les règles et institutions de l’UE, tout en n’y ayant plus rien à dire au niveau politique et légal. Et certaines mesures souhaitées par Londres (contrôle des flux migratoires, des zones de pêche) devront patienter. Et même si la question de la frontière avec l’Irlande du Nord reste ouverte, la base de la négociation reste la position européenne (alignement de l’Irlande du Nord avec la République d’Irlande et donc le reste de l’UE).

L’accord ne restera d’application que si les deux parties parviennent à un total accord sur le Brexit d’ici fin mars 2019. Mais au vu des positions d’une partie importante du parti conservateur britannique, qui s’est déjà prononcée contre une série de compromis, la mise en application de la période de transition est loin d’être assurée. L’annonce de cet accord n’apporte donc qu’un soulagement relatif aux entreprises britanniques.
Mais si la livre anglaise a repris quelques plumes, elle reste sous-évaluée et contribue toujours à l’intérêt que nous portons aux actions britanniques.

Partagez cet article