Analyse
La semaine en Bourse il y a 5 ans - lundi 5 décembre 2011

Changement d’humeur radical la semaine passée. Les investisseurs ont salué la montée en première ligne des banques centrales et l’approche d’un sommet européen qui pourrait jeter les bases d’une union budgétaire.


Les marchés financiers n’ont pas caché leur joie lorsque les banques centrales européenne, américaine, canadienne, anglaise, japonaise et suisse ont pris des mesures pour atténuer les tensions sur le marché interbancaire. L’intervention consiste à faciliter l’emprunt de dollars bon marché par les banques auprès de la Banque centrale européenne (BCE). Une telle opération se veut avant tout l’illustration d’une certaine coordination internationale pour éviter la chute d’une ou plusieurs institutions. Revers de la médaille, l’opération met en lumière la défiance entre les banques, qui empruntent de plus en plus à la BCE plutôt que sur les marchés.

Porté par le secteur financier (+11,4 %), le Stoxx Europe 50 a rebondi de 8,3 %. Les investisseurs ont salué l’action des banques centrales, mais aussi l’approche d’un (nouveau) sommet européen qui pourrait jeter les bases d’une union budgétaire. Après bien des échecs, ils apprécient ce début de coordination et de clarté dans les politiques mises en place. Milan a bondi de 11 %, tandis que Madrid, Paris et Francfort engrangeaient un peu plus de 10 %. Gain de 8,1 % pour Bruxelles.

Sur fond d’indicateurs économiques n’ayant pas déçu, les marchés américains ont également pris de la hauteur, avec un gain de 7,4 % pour le S&P 500 et de 7,6 % pour le Nasdaq. Ici aussi, les valeurs bancaires ont été à la fête, à l’image de Goldman Sachs (+9,6 %), Bank of America (+9,1 %, conservez) et Citigroup (+19,2 %).

Le baril de pétrole a continué sa progression, alors que s’accroissent les tensions avec l’Iran, deuxième exportateur de pétrole de l’OPEP. Les tensions politiques entre l’Iran et le Royaume Uni, et les menaces de frappes militaires par Israël inquiètent les marchés qui redoutent des perturbations dans l’approvisionnement en or noir. Le secteur a gagné 8,3 %. A l’achat : Chevron (+10,2 %), Royal Dutch (+6,7 %) et Total (+8,2 %).


Le secteur chimique a bondi de 7,3 %, profitant de la hausse des valeurs cycliques et de l’optimisme de BASF (+16,2 %, conservez). Enfin, le secteur des non-ferreux a gagné 11,4 %.

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