Analyse
Van de Velde : réduction de valeur sur Intimacy il y a 4 ans - mardi 8 juillet 2014

Les ventes semestrielles dépassent les attentes.

Mais le groupe ne parvient pas à relancer Intimacy. Une grosse réduction de valeur est à attendre le 29/08). Or, vu le beau dividende, l'action reste correctement évaluée.
CONSERVEZ.

 

Au premier semestre, les ventes ont gagné 10,3 % par rapport à un an plus tôt. Aussi, nous relevons notre prévision de hausse des ventes 2014 (de +4 % à +6,8 %). Mais, pour le bénéfice par action, compte tenu d'un taux de taxation qui sera plus élevé que prévu, nous relevons à peine notre prévision (à 2,57 EUR, hors réduction de valeur sur Intimacy, contre 2,55 EUR auparavant). Les ventes en gros ont gagné 13,8 %, soit plus que les +8 % visés début mai (succès des maillots grandes tailles PrimaDonna, bonnes ventes de lingeries). Par contre, pour la chaîne Intimacy (16 magasins aux USA), c'est la catastrophe. Au second semestre 2013, les ventes avaient moins reculé, mais au premier semestre 2014, elles ont chuté de 14,1 % (hors effets de change). La réduction de valeur est donc inévitable et pourrait atteindre 1,80 EUR par action. Le rachat de cette chaine (qui souffre d'un problème de positionnement) n'aura donc jamais porté ses fruits. Cela affecte évidemment la valeur du groupe, mais pas sa trésorerie. Le groupe reste très rentable et sans dette. A défaut de reprise intéressantes, il paiera encore de beaux dividendes (nous prévoyons 1,61 EUR net, soit un rendement de 4,1 % net au cours actuel).

 

Cours au moment de l'analyse : 39,25 EUR

 

Van de Velde est un créateur belge de lingerie féminine (Marie Jo, Marie Jo L'Aventure, Prima Donna, Prima Donna TWIST, Andres Sarda). Actif essentiellement en Europe et aux Etats-Unis, il est aussi leader dans les pays du Benelux. Son canal classique de distribution (les petites boutiques) est de plus en plus délaissé au profit des grandes chaîne et des department stores (Inno, Galerie Lafayette, Corte Inglès…). En réaction, il développe son propre réseau de magasins depuis 2005… une activité qui génère déjà 25 % des ventes mais qui est beaucoup plus gourmande en capital, plus volatile et nettement moins rentable.

 

Partagez cet article