Analyse
E.ON : nouvelle contraction des marges il y a 3 ans - jeudi 14 août 2014

L’érosion des marges se poursuit, mais la réduction de l’endettement apporte un peu d’oxygène.

L’actionnaire peut compter sur un rendement de dividende attractif.
CONSERVEZ.

 

Les résultats trimestriels ont révélé un nouveau recul avec un bénéfice net par action qui passe de 0,47 EUR au 2e trimestre 2013 à 0,02 EUR en 2014. Une baisse somme toute attendue après les cessions d’actifs et désinvestissements. En revanche, les multiples restructurations n’ont pas permis d’arrêter l’érosion des marges et la déprime sur le marché de l’électricité continue à fragiliser le groupe qui ne parvient pas à inverser la tendance. Dans la branche gaz, les prix d’achat restent trop élevés au regard des prix de revente règlementés. Quant aux renégociations des contrats de livraison de gaz russe, elles risquent d’avoir du plomb dans l’aile au vu de la détérioration des relations entre l’Europe et la Russie. Eon a par ailleurs voulu prendre le contrepied des énergies renouvelables (en y investissant plutôt que d’en redouter la concurrence) mais les résultats se font attendre.
Les ventes d’actifs ont par contre été bénéfiques puisqu’en dégonflant sa dette, le groupe possède une plus grande marge pour investir tout en pérennisant son dividende (4,5 % brut) en dépit des difficultés.
Nous abaissons nos prévisions bénéficiaires à 0,78 EUR (contre 1 EUR précédemment) en 2014 et 0,86 EUR (contre 1,02 EUR) en 2015.

 

Cours au moment de l'analyse : 13,80 EUR

 

E.ON est un groupe allemand, numéro un mondial dans les services aux collectivités. Actif à la fois dans l'électricité et le gaz. Il a été secoué par l’annonce par l’Allemagne de précipiter l’arrêt des centrales nucléaires. Le groupe se tourne de plus en plus vers les énergies alternatives.

 

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