Analyse
Les entreprises cotées en Bourse ne sont pas en vacances il y a 3 ans - mercredi 20 août 2014

C’est la période des résultats !

A l’heure d’évaluer votre portefeuille, nous vous conseillons de rester à l’écart des valeurs de la zone euro car, même après leur récente chute, la plupart restent chères. Hormis quelques opportunités (Axa, bpost), nous privilégions toujours notamment les actions britanniques et américaines, plus généreuses en dividende.
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Si les mois d’été sont, pour bon nombre d’entre vous, synonyme de vacances bien méritées, les entreprises cotées en Bourse ne peuvent pas en dire autant ! En effet, pour la plupart d’entre elles, il s’agit d’une période délicate de publication de résultats tri- ou semestriels et cet été 2014 n’aura pas dérogé à la règle.

 

Jusqu’ici, pas moins de 90 % des sociétés du S&P 500 ont publié leur résultat du deuxième trimestre. Qu’en retenir ? Tout d’abord, les bénéfices de ces entreprises ont grimpé de 8,4 % en moyenne par rapport au deuxième trimestre 2013. Ensuite, il s’agit de leur septième trimestre consécutif de croissance bénéficiaire. Et enfin, 73 % des sociétés ont dépassé les attentes des analystes. En Europe, la saison des résultats a été moins faste. Globalement, les sociétés n’ont fait que répondre aux attentes et les mauvaises surprises ont été plus nombreuses, à l’instar de Lufthansa, ArcelorMittal, Bekaert ou JC Decaux. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles les indices européens ont décroché cet été par rapport aux américains. Depuis le 1er juillet, le CAC 40, le DAX 30 et l’Euro Stoxx ont subi des corrections comprises entre 6 et 8 %, tandis que le S&P 500 n’a cédé que 1,4 % et le Dow Jones 1,6 %.

 

Mais d’autres facteurs expliquent aussi cet écart de performance.

 

Tout d’abord, les sociétés européennes sont les premières à être touchées par la guerre commerciale entre la Russie et l’Europe. Plusieurs groupes, notamment allemands, ont déjà annoncé un impact sur leur résultat. Henkel et Adidas ont tiré la sonnette d’alarme. Et il y a fort à parier que d’autres leur emboîtent le pas. Ensuite, la reprise européenne s’essouffle. Le retour en récession de l’Italie et la chute des commandes industrielles en Allemagne sont autant d’indicateurs qui confirment que l’Europe est loin d’être sortie d’affaire.

 

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