Analyse
Alstom : coquille vide il y a 3 ans - jeudi 11 septembre 2014

Alstom n'est plus que l'ombre de lui-même.

La branche transports ne suffira pas pour relancer le groupe. Vu les faibles perspectives, l'action quittera bientôt notre sélection.
VENDEZ.

 

L'opération de cession de la branche énergie à General Electric ne sera visible dans les comptes qu'à compter de fin 2014/début 2015. Lors du transfert de propriété, Alstom recevra en échange les 12,35 milliards EUR attendus. Une somme conséquente destinée d'une part à désendetter le groupe et à investir pour développer la branche transports. Seulement, Alstom a déjà un train de retard par rapport à ses concurrents Siemens ou Bombardier, déjà bien implantés en Europe et aux Etats-Unis. Les marges de ce secteur sont du reste faibles (moins de 5 %) et une baisse des prix n'est donc pas possible pour se démarquer. Quant aux marchés émergents, la concurrence des acteurs locaux n'est pas à prendre à la légère et les pressions à la baisse ont déjà contraint le groupe à faire machine arrière.
D'autre part, une partie de l'enveloppe doit aussi être redonnée aux actionnaires à travers un dividende exceptionnel. Ni le montant ni la forme (cash ou actions) ne sont encore connus, mais le cours actuel tient déjà compte de cette « prime ». Rien ne sert donc selon nous d'en attendre le versement. Les prévisions de bénéfice par action - qui intègrent toujours la branche énergie - s'élèvent à 1,85 EUR pour 2014 et 1,92 EUR pour 2015.
L'annonce de la cession du pôle énergie a fait bondir le cours. Inutile d'attendre beaucoup mieux désormais. Vendez.

 

Cours au moment de l'analyse : 27,69 EUR

 

Alstom est un groupe industriel français, actif dans les équipements pour l’énergie (centrales, turbines, alternateurs), les services aux sociétés d’électricité et la dépollution, et d’autre part dans les transports (construction de trams, trains, TGV...).

 

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