Analyse
Pernod Ricard : la Chine inquiète il y a 3 ans - mercredi 3 septembre 2014

Les moteurs de croissance sont grippés.

Et malgré la rigueur attendue du côté des coûts, le remède ne sera pas facile à trouver, e.a. en Chine. La Bourse ne semble toutefois pas avoir pris toute la mesure du problème. L'action est trop chère.
VENDEZ.

 

Sans surprise, les résultats annuels (exercice 2013/14 clôturé fin juin) ont été médiocres. Avec un chiffre d'affaires stable sur base comparable, le bénéfice par action a ainsi reculé de 13 % à 3,86 EUR, plombé par des effets de change négatifs et certaines charges de restructuration. Le recul de l'activité en Chine (une des principales sources de croissance il y a peu encore), dû à la baisse des dépenses somptuaires des officiels du pays, s'est lui accéléré au 2e semestre pour aboutir à un recul annuel de 23 %. Pas vraiment un signe d'amélioration à court ou moyen terme. Quant à la croissance sur les continents américain et européen, elle reste insuffisante (+ 2 % sur l'année). Et avec des alcools haut de gamme en panne, le groupe doit tabler davantage sur des produits locaux, un domaine où la concurrence est rude. Dans ce contexte, malgré une réduction des coûts, la marge opérationnelle restera sous tension.

 

Nos prévisions de bénéfice par action passent de 5 à 4,3 EUR pour 2014/15 et de 5,3 à 4,85 EUR pour 2015/16. Grâce à une certaine prudence financière, le dividende a pu être maintenu à 1,64 EUR, soit un rendement brut de 1,8 %. Trop maigre hélas au vu des défis qui attendent le groupe.

 

Cours au moment de l'analyse : 90,24 EUR

 

Pernod-Ricard est le numéro 2 mondial du secteur des vins et spiritueux (derrière Diageo), connu pour des marques telles que Chivas, Martell ou encore Mumm. Le français s'est renforcé en 2005 par l'acquisition de son concurrent britannique Allied Domecq et en 2008 par celle de la vodka Absolut.

 

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