Analyse
Schneider : la crise économique continue à peser il y a 2 ans - mercredi 17 septembre 2014

Comparé à certains homologues, Schneider résiste bien aux conditions économiques difficiles.

Le cours en tient toutefois compte, ce qui limite selon nous son potentiel de hausse pour le moment.
CONSERVEZ.

 

Les investisseurs qui ont parié sur la poursuite du redressement du cours en 2014 en sont pour leurs frais. Après un bon début d'année, le cours s'est en effet replié, limitant sa progression à 1,5 % contre + 3,4 % pour l'indice vedette de la Bourse de Paris et + 5,2 % pour la moyenne européenne. En cause, surtout, les résultats semestriels publiés fin juillet. Au 2e trimestre, les revenus hors acquisitions ont reculé de 1,1 %, dont – 4 % en Europe où Schneider souffre de la morosité du secteur des producteurs d'énergie qui réduisent leurs investissements. Résultat, une croissance interne de - 3,7 % au 1er trimestre et de - 8,9 % au 2e sur ce marché. Quant aux prochains mois, la prudence est de mise. L'économie européenne (28 % des revenus) est en effet à l'arrêt alors que l'asiatique (27 %) ralentit.

Schneider maintient néanmoins ses objectifs à long terme (réalistes selon nous) qui passent par des acquisitions pour renforcer le portefeuille d'activités et la présence internationale. Autre facteur de croissance, l'intégration, pour l'heure réussie, de l'anglais Invensys racheté en 2013 (contribution positive à la rentabilité). Nous tablons respectivement sur un bénéfice par action de 3,55 et 3,8 EUR pour 2014 et 2015.

 

Cours au moment de l'analyse : 63,48 EUR

 

Schneider est un groupe français actif dans les systèmes de distribution électrique (58 % du chiffre d’affaires), les automatismes et les systèmes de contrôle (27 %), etc. Il est présent en Europe (34 % des revenus), en Amérique du Nord (24 %), en Asie Pacifique (24 %) etc... Ces derniers mois, il a procédé à de nombreuses acquisitions.

 

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