Analyse
Profitons de la volatilité ! il y a 3 ans - mardi 28 octobre 2014

La météo boursière alterne éclaircies et nuées d’orage, obligeant les investisseurs à se confronter à une volatilité accrue.

Comme nous l’écrivons régulièrement, la faible volatilité des ces derniers mois, permise notamment par l’injection de liquidités des banques centrales, était anormale. Elle restera élevée le temps pour les marchés de s’adapter au « nouvel » environnement (ralentissement de la croissance économique mondiale et sortie – lente – des politiques monétaires accommodantes de la banque centrale américaine). La volatilité en hausse est naturelle aux marchés et fait partie intégrante du cadre de l’investisseur. Elle est doublement bénéfique pour le marché.

 

« A quelque chose malheur est bon » dit le proverbe. La chute des actions permet de nettoyer des excès spéculatifs, comme dans le compartiment des technologiques que nous jugions trop cher pour un investissement. A raison ! Des valeurs portées par diverses modes ces derniers mois encaissent de sévères chutes, comme Tesla (-18 % par rapport à son plus haut de l’année), Netflix (-20 %), Twitter (-20 %) ou 3D Systems (-60 %). Entré en Bourse récemment, Alibaba ne parvient pas à trouver un second souffle. La correction incitera les entreprises candidates à l’introduction à plus de prudence au moment de faire appel à l’épargne public et les investisseurs à plus de sélectivité.

 

La volatilité des Bourses permet également à l’investisseur patient de saisir des opportunités qui se présentent. Il choisira pour se (re)positionner des valeurs de qualité trop sanctionnées. C’est ce que l’on nomme « investir dans la valeur » : profiter de belles entreprises dont le cours des actions est trop bas pour compléter et diversifier son portefeuille, comme cette semaine avec l’américain IBM. La baisse actuelle des cours nous permet également de vous présenter de nouvelles actions qui enrichiront notre sélection. Découvrez notre analyse du géant de la distribution mondiale Wal-Mart.
Enfin, acceptez la réalité de la volatilité inhérente au placement en actions et vendez les actions chères que vous auriez en portefeuille. Elles sont les premières à baisser en cas de crise.

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