Analyse
Schneider : changement de conseil il y a un an - mercredi 18 mai 2016

Au vu du résultat trimestriel, nous sommes déçus de l’évolution de l’activité.

Nous réduisons nos prévisions de dividende, ce qui rend le titre cher. Nous ne le suivrons plus.
VENDEZ.

 

Au 1er trimestre, l’activité a montré des signes encourageants (+1 % en Europe et aux USA, hors cessions et acquisitions). Mais le groupe ne trouve pas le bon périmètre d’activités. Ses acquisitions des 10 dernières années, qui ont fait tripler sa taille, n’ont pas toutes été judicieuses. Il doit dès lors vendre des activités (éclairage Juno Lighting et transports cédés fin 2015). Et il tâtonne pour se renforcer dans son cœur de métier (abandon du projet avec Aveva, dans les logiciels industriels). Certes, la faiblesse de la croissance de l’activité trimestrielle (+0,1 % hors cessions et acquisitions) résulte en partie d’une sélection plus stricte des projets. Mais l’amélioration de rentabilité visée ne sera pas facile à trouver. Les cessions et acquisitions futures subiront encore des moins-values, des coûts de restructuration… Et les choses sont encore plus compliquées par le ralentissement des pays émergents (assurant plus de 40 % du chiffre d’affaires) et la détérioration de leurs devises. L’activité en Chine (15 %) reste très incertaine. Dans ce contexte, le dividende (qui n’a gagné que 7 % en tout de 2012 à 2015), restera paresseux. Nous tablons sur un bénéfice par action de 2,78 EUR en 2016 et de 3 EUR en 2017 (après 3,16 en 2014 !).

 

Cours au moment de l'analyse : 55,21 EUR

 

Schneider est un groupe français, spécialiste mondial de la gestion d’énergie. Il est actif dans les systèmes de distribution électrique (58 % du chiffre d’affaires), les automatismes et les systèmes de contrôle (27 %), etc. Il est présent en Europe (28 % des revenus), en Amérique du Nord (25 %), en Asie Pacifique (28 %) etc.. Ces dernières années, il a procédé à de nombreuses acquisitions.

 

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