Analyse
Valeo quitte notre sélection il y a un an - mardi 7 juin 2016

Le français multiplie les acquisitions. Une stratégie qui peut l’aider à atteindre ses objectifs, mais qui n’est pas non plus sans risques.

L’action est chère et nous ne la suivrons plus.
VENDEZ.

 

Après les rachats de Peiker (voiture connectée) et Spheros (climatisation), Valeo poursuit ses emplettes en Allemagne. FTE Automotive, spécialiste des actionneurs pour embrayages et transmissions, va en effet intégrer à son tour le giron de l’équipementier français. De quoi renforcer le pôle systèmes de propulsion (26 % du chiffre d’affaires), de plus en plus stratégique tant il mise sur des solutions innovantes visant à réduire les émissions de CO2. FTE devrait dans ce cadre permettre à Valeo de réaliser ses ambitions sur ce marché en plein essor. Pour rappel, le groupe vise un chiffre d’affaires de 20 milliards EUR (14,5 en 2015) d’ici 2020, un objectif qui suppose une croissance supérieure à celle du marché. S’il en a les moyens, plusieurs obstacles pourraient néanmoins se dresser sur sa route. Tout d’abord, le ralentissement de la Chine, 1er marché automobile mondial, pourrait peser durablement sur la demande et refroidir les espoirs de croissance à long terme. Ensuite, Valeo devra gérer les risques d’intégration de FTE, Peiker et Spheros. Au vu de ces obstacles, nous ne voyons pas de raison de nous montrer plus optimistes que nous ne le sommes déjà et maintenons nos prévisions de bénéfice par action à 3,30 EUR en 2016 et 3,70 EUR en 2017.

 

Cours au moment de l'analyse : 44,95 EUR

 

Valeo est un des premiers groupes au monde dans les composants pour voitures et poids lourds : moteurs électriques, systèmes d'essuyage, systèmes thermiques pour moteurs … Il réalise environ 70 % de son chiffre d’affaires en Europe mais est aussi actif en Asie et sur le continent américain.

 

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