Analyse
Nos actions favorites pour investir aux USA il y a un an - jeudi 4 août 2016

Nous avons sélectionné onze titres de qualité.

CA Technologies
CA est un éditeur de logiciels et un fournisseur de services complémentaires destinés aux entreprises soucieuses d’optimiser et de sécuriser leur environnement informatique.

 

Le dernier trimestre était meilleur que prévu et les perspectives annoncées dépassent nos attentes. Cela explique la montée du cours, toujours sous-évalué à nos yeux. Le groupe dispose de nombreux atouts : une clientèle fidèle et diversifiée, une position solide dans le domaine des logiciels pour entreprises, elle est active sur un marché offrant de bonnes perspectives. CA Technologies est suffisamment solide sur le plan financier pour se permettre de racheter ses propres actions et de payer un dividende généreux (rendement: 3,3 % brut).

 

Cours au moment de l’analyse : 34,03 USD

 

Cisco Systems
Cisco Systems est une entreprise de services informatiques : logiciels, équipements pour les réseaux et pour internet (routeurs et switches; part de marché mondiale de 70 %).

 

Les résultats trimestriels montrent que le groupe se porte bien malgré un contexte peu favorable. La marge brute continue à augmenter : elle atteint 65,2 %. Cisco cueille les fruits des mesures prises par le passé pour accroître sa rentabilité : élargir son offre en logiciels et en services informatiques, des services plus rentables que les équipements pour réseaux. Le rachat d’actions propres est devenu une habitude.

 

Cours au moment de l’analyse : 29,43 USD

 

Corning
Corning fabrique des pièces pour les écrans à cristaux liquides des TV et des PC, de l’appareillage pour les télécoms et des produits spécifiques (écrans de smartphones, de notebooks, de tablettes,...). Le groupe est aussi actif dans les technologies environnementales (céramique pour les filtres).

 

Les derniers résultats trimestriels ont déçu, mais le groupe se veut rassurant. Les problèmes de production dans le secteur des télécoms vont être résolus et le groupe prévoit une hausse de ses ventes d’écrans. Pour le long terme, Corning dispose de gros atouts (technologie, finances) pour rester au top dans son secteur.

 

Cours au moment de l’analyse : 20,99 USD

 

IBM
IBM est le leader mondial des services pour le secteur des technologies de l’information et le n° 2 mondial (après Microsoft) des logiciels. Le groupe produits aussi du matériel informatique (serveurs, microprocesseurs).

 

Les réformes structurelles en cours pèsent sur les résultats, ce qui a fait baisser le cours. Nous restons toutefois optimistes : à notre avis, IBM est à même de réussir sa mutation. Le marché est exagérément méfiant. Le groupe est fort sur le plan financier et il peut s’appuyer sur des clients nombreux et fidèles. Pour rassurer ses actionnaires, IBM paie un dividende élevé : près de 4 % brut.

 

Cours au moment de l’analyse : 155,33 USD

 

Intel
Intel domine le marché mondial des microprocesseurs. Le groupe est aussi fort actif sur le marché des processeurs pour serveurs.

 

Même si ses prévisions ont été revues récemment à la baisse, les mesures annoncées pour échapper à une dépendance trop grande du marché des PC (en baisse) et accroître la rentabilité du groupe vont dans le bon sens. Nous avons confiance dans sa capacité à réussir ce virage. Action de qualité sous-évaluée.

 

Cours au moment de l’analyse : 34,38 USD

 

Schnitzer Steel
Schnitzer Steel est un fabricant de produits sidérurgiques verticalement intégré : récupération de métaux, recyclage et production d’acier pour le secteur de la construction.

 

Comme prévu, les résultats trimestriels ne sont pas bons et le reste de l’année sera difficile. Mais Schnitzer s’adapte et le bout du tunnel est en vue. Le potentiel de hausse est élevé, mais le risque est à l’avenant. Heureusement, le marché boursier semble optimiste. Les réductions de coûts ont permis de compenser la baisse des prix de vente, le groupe continue à générer du cash et sa situation financière est sous contrôle. La remontée du prix des matières premières (minerai) depuis janvier est un bienfait. Elle fera aussi remonter les prix de l’acier recyclé.

 

Cours au moment de l’analyse : 19,48 USD

 

AT&T
AT&T est après Verizon l’opérateur télécom n° 2 aux Etats-Unis. Le groupe est actif dans la téléphonie fixe et mobile et sur internet, tant pour les particuliers que pour les professionnels.

 

La croissance bénéficiaire sera limitée à l’avenir, mais l’entreprise conserve plusieurs atouts comme son généreux dividende (rendement de 3 % net) et un risque réduit. AT&T continue à attirer de nouveaux clients malgré une concurrence féroce. Le nombre des abonnés qui quittent l’entreprise se réduit d’année en année, ce qui montre qu’elle offre un produit qualitativement intéressant, plus encore depuis le rachat de Directv. Autre atout, tout ceci se fait sans toucher à ses tarifs, pourtant assez élevés. Avec pour résultat que sa marge opérationnelle est en hausse.

 

Cours au moment de l’analyse : 42,51 USD

 

Chevron
Chevron est une compagnie pétrolière et gazière américaine. Sur la base de son chiffre d’affaires et des volumes produits, elle peut se targuer d’être le n° 4 mondial. Chevron travaille sur toute la chaîne des produits pétroliers, de l’exploration/production au raffinage et à la distribution.

 

Qu’a fait Chevron depuis que le prix du pétrole baisse ? (Continuer à) investir. Grâce à la réduction de ses coûts de raffinage, à sa volonté de rester présent à toutes les étapes de la production pétrolière, le groupe résiste mieux que ses concurrents qui ne travaillent qu’en amont. Sa situation financière solide lui a aussi permis de poursuivre dans le développement de projets prometteurs et de maintenir son dividende, un must pour ses dirigeants. Pour qu’il en soit encore ainsi l’an prochain sans devoir s’endetter, Chevron continue à mettre l’accent sur la réduction de ses coûts d’exploration et de production.

 

Cours au moment de l’analyse : 105,39 USD

 

General Electric
General Electric est un groupe industriel actif dans de nombreux domaines : équipements pour le secteur énergétique et le secteur du traitement des déchets, aéronautique (moteurs), santé (imagerie médicale), etc.

 

Le groupe a vendu la plus grande partie de ses activités financières pour se recentrer sur l’industrie. Il a assaini ses finances et peut maintenant procéder à des rachats ciblés pour se renforcer. Les réductions de coûts et le développement des activités les plus rentables (notamment les contrats d’entretien) vont gonfler les marges. General Electric a repris Alstom (France) et poursuit son intégration pour arriver aux synergies prévues de 200 millions USD par an. Le rendement sur dividende est confortable (3 % brut) et les rachats d’actions réguliers.

 

Cours au moment de l’analyse : 32,21 USD

 

Exxon Mobil
Exxon est la plus grande compagnie pétrolière du monde. Elle travaille sur toute la chaîne pétrolière : exploration, production, raffinage, pétrochimie et distribution.

 

Le bénéfice du premier trimestre s’est effondré (-63 % !), mais c’est encore... mieux que ce qu’on avait craint. Les réductions de coûts et l’augmentation des marges dans la chimie ont pu compenser partiellement les pertes enregistrées dans l’exploration. Les liquidités (pour rémunérer les actionnaires et continuer à investir) fondent, mais le groupe considère ses actionnaires comme prioritaires et est parvenu à augmenter le dividende de 2,7 % pour le porter à 0,75 USD au deuxième trimestre. Le groupe a perdu son rating AAA, mais cela n’aura aucun impact.

 

Cours au moment de l’analyse : 93,89 USD

 

Western Union
Avec une part de marché de 20 %, Western Union est le leader mondial des transactions financières non bancaires. Il offre aux particuliers la possibilité de transférer de l’argent à d’autres particuliers partout dans le monde sans que l’une ou l’autre des deux parties doive posséder un compte bancaire.

 

Comme nous le craignions, le marché a peu apprécié les derniers résultats trimestriels, affectés par la hausse du dollar par rapport à nombre d’autres devises. Les dirigeants du groupe assurent que sur leurs marchés clés ils ne souffrent pas de la baisse des tarifs due à l’augmentation de la concurrence. Nous tablons tout au plus pour les trimestres suivants sur une stabilisation des résultats. Western Union dispose d’atouts susceptibles de dissuader la concurrence comme sa présence sur d’innombrables marchés, son savoir-faire sur le plan juridique, ses investissements dans les transactions en ligne, etc. La baisse du dollar devrait aussi lui apporter un peu d’oxygène pour les trimestres à venir. Les prévisions pour cette année en matière de marge et de bénéfice sont maintenues malgré un début d’année difficile.

 

Cours au moment de l’analyse : 19,60 USD

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