Analyse
La réorganisation d’ING est plus radicale qu'attendu il y a un an - mardi 4 octobre 2016

La Belgique est durement touchée.

Malgré cela, ING ne relève pas ses objectifs financiers d’ici 2020. Les économies ne serviront pas à faire grimper le bénéfice. N’achetez pas l’action.
CONSERVEZ.

 

ING n'est pas en difficulté. Le bénéfice du 1er semestre a atteint 2,5 milliards d'euros, soit 0,66 EUR par action. Et son capital satisfait sans problème aux exigences légales. Mais la banque a décidé de changer de business model. C’est suite au changement de comportement du consommateur (de plus en plus d’opérations se font par PC, smartphone, tablette…). C’est suite aussi au durcissement des règles, à la hausse des taxes bancaires, à la faiblesse des taux et à la croissance de la concurrence (des fintechs). Elle va investir 800 millions d’euros dans sa mutation numérique et réaliser un grand nettoyage, surtout dans le réseau d’agences et le personnel. Le marché belge est de loin le plus touché (la moitié des 7 000 emplois supprimés). La banque sera plus centralisée et son organisation sera adaptée. A partir de 2021, ces mesures doivent rapporter 900 millions (0,23 EUR par action), de quoi améliorer le rapport coûts / revenus (50-52 % au lieu de 55,9 % en 2015) et maintenir au moins à niveau le rendement sur fonds propres (10-13 % au lieu de 10,8 % en 2015). ING a en outre toujours l’intention de faire grimper son dividende chaque année. Nous tablons sur un bénéfice par action 2016 de 1,15 EUR, sur 1,10 EUR en 2017 et à nouveau sur 1,15 EUR en 2018.

 

Cours au moment de l'analyse : 10,88 EUR

 

Le groupe financier néerlandais ING est actif comme banquier dans plus de 40 pays en Europe, en Amérique du Nord et en Amérique latine, en Asie et en Australie.

 

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