Analyse
L’Italie après les élections : des opportunités d’achat ? il y a 4 mois - jeudi 15 mars 2018
Le résultat du scrutin, favorable à l’extrême droite, a fait basculer la Bourse de Milan.
L’Italie après les élections : des opportunités d’achat ?

L’Italie après les élections : des opportunités d’achat ?

Le fonds Fidelity Italy Fund A EUR, investi en actions italiennes, et qui vient de perdre ±6%, ne serait-il dès lors pas une opportunité ? Nous ne le pensons pas. Nous conseillons au contraire de vendre. Et nous vous en expliquons les raisons.
Nous préférons le fonds Janus Henderson Horizon Euroland Fund A2 EUR, qui répartit ses avoirs sur les différents pays de la zone euro.

Première raison : la croissance économique de l’Italie est sensiblement inférieure à la moyenne européenne
Le pays souffre d’un certain nombre de problèmes structurels qui ne sont toujours pas réglés. La dette publique est parmi les plus élevées de la zone euro (seule la dette grecque est plus importante). Ensuite, suite au vieillissement de la population, la population active a à peine augmenté ces deux dernières décennies. C’est problématique pour la demande intérieure et cela pèse sur le potentiel de croissance. Enfin, la complexité du système politique italien et le manque de confiance dont souffrent les partis traditionnels, rendent le pays difficile à gérer. Les crises politiques se succèdent, de sorte que les réformes structurelles font toujours défaut.

Deuxième raison : le secteur bancaire italien est surreprésenté sur la Bourse
En capitalisation boursière, le secteur financier occupe 40% de la Bourse italienne. C’est un problème, vu que le secteur bancaire italien fait actuellement face à d’importants défis. Et si l’ampleur des crédits douteux y a été réduite, elle reste trop importante. La rentabilité en souffre et les risques ne sont pas négligeables.

Les fonds qui investissent simplement en actions italiennes ne sont pas dignes d’achat
Le potentiel de la Bourse italienne est insuffisant. Même après le récent creux qu’elles ont subi, les actions italiennes restent parmi les plus chères de la zone euro. Et dans les portefeuilles des fonds d’actions, le trop fragile secteur financier occupe une place trop importante. Si de nouveaux problèmes devaient survenir dans les banques, l’impact sur les fonds serait énorme. A éviter donc.

Nous préférons le fonds Janus Henderson Horizon Euroland Fund A2 EUR
Ce fonds répartit ses avoirs sur les différents pays de la zone euro. Il consacre 6% de ses placements à l’Italie, avec une préférence pour l’action Unicredit. Ce n’est pas par hasard, puisqu’il s’agit d’une des rares banques italiennes qui reste robuste. Elle dispose d’un matelas de sécurité convenable et affiche un bilan solide.

Nous conseillons toujours d’investir dans la zone euro
L’économie s’y porte bien, les dépenses des ménages et les investissements des entreprises sont en hausse et la croissance économique y dépasse son potentiel. Et compte tenu des prévisions de bénéfice, les actions n’y sont pas encore trop chères.

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