Analyse
L’immobilier pourrait-il affecter l’économie belge? il y a 5 ans - mercredi 1 août 2012

Dans divers pays d’Europe (et particulièrement en Espagne) mais également aux USA, la chute des prix des biens immeubles a miné le secteur bancaire et infligé une sérieuse gifle à l’économie. Selon une étude de la KBC, un tel scénario est peu probable en Belgique.

Tout d’abord, en Belgique, le secteur de la construction ne compte que pour 5 % de l’économie belge et ce pourcentage a à peine augmenté au cours des trente dernières années. Dans les pays concernés par l’éclatement de la bulle immobilière, ce pourcentage est de 15 % et il avait connu une forte croissance ces dernières années. La crise immobilière a dès lors eu un impact très lourd sur l’économie.

Ensuite, chez nous, même si les prix de l’immobilier devaient subir une chute, l’impact sur la consommation serait limité. Ce n’est pas comme aux USA : là-bas, lorsque le prix de leur maison grimpe, les ménages peuvent emprunter davantage pour leurs dépenses de consommation. Mais une fois que les prix de l’immobilier chutent, cette possibilité se réduisant, la consommation souffre.

Enfin, il est peu probable que les prix de l’immobilier subissent chez nous une chute aussi lourde que celle qui a été constatée ailleurs. D’abord parce que le taux d’endettement des ménages belges, en pourcentage du PIB, est le moins élevé de la zone euro, ce qui limite sensiblement de potentiels problèmes de remboursement des crédits, en cas de détérioration économique et de croissance du chômage. Et même si les taux d’intérêt, actuellement très bas, devaient tout à coup remonter, ce ne serait pas encore un problème. Car plus de la moitié des crédits hypothécaires en Belgique sont contractés à un taux fixe et les hausses de taux sur les prêts à taux variables sont quant à elles cadenassées à un plafond légalement fixé.

 

Partagez cet article