Analyse
Plus de flexibilité pour les SIR il y a un an - mercredi 14 septembre 2016

Le gouvernement s’attèle actuellement à la réglementation des sociétés immobilières réglementées.

L'objectif est d'autoriser les SIR à investir désormais aussi dans des projets d’infrastructures. Les règles en matière de collaboration avec des tiers pour la réalisation de grands projets seront en outre assouplies.

 

Projets d’infrastructures

Pour le moment, les activités de SIR comme Befimmo et Vastned Retail Belgium se limitent à la gestion immobilière, mais elles pourront bientôt aussi participer à des projets d’infrastructures, comme l’élargissement du Ring de Bruxelles par exemple.

Les SIR y trouvent leur compte car cela leur permet de mieux diversifier leur portefeuille et d’en réduire par conséquent le risque, au bénéfice de l’investisseur. Et les autorités y ont aussi tout à gagner, puisqu’elles pourront plus aisément attirer l’argent du secteur privé pour financer leurs projets d’infrastructures.

 

Accords de coopération

La recherche de partenaires pour la réalisation de grands projets immobiliers offre plusieurs avantages, dont les moindres ne sont pas le partage des risques (financiers) et la réalisation de projets ambitieux, difficilement réalisables à échelle réduite. Plusieurs SIR, comme Montea et WDP, ont déjà collaboré ensemble, mais ont été à chaque fois tenues de prendre au minimum une participation de 50 % dans le projet et de travailler avec une clause dite d’impasse (ou de deadlock). Ce droit, accordé à la SIR pour se libérer d’un partenaire en cas de dissensions, effraie les partenaires potentiels, entravant du coup le développement du secteur.

Les nouvelles règles mettront fin à cette clause, en exigeant seulement une participation minimum de 25 % dans le capital du projet. Deux éléments qui devraient simplifier la collaboration avec des tiers.

 

Partagez cet article