Le dollar est au plus bas !
Le dollar glisse mais la Maison Blanche ne s’en inquiète guère. Au contraire. Et les investisseurs ?
Le dollar glisse mais la Maison Blanche ne s’en inquiète guère. Au contraire. Et les investisseurs ?
Pour l’investisseur en euro, la faiblesse du dollar pèse sur le rendement des obligations américaines.
Mais nous pensons que le gros de la correction est passé et maintenons nos positions sur ces obligations américaines.
Pour les actions américaines, le repli du dollar est une bonne nouvelle.
Les actions et les obligations américaines restent présentes dans tous nos portefeuilles.
A plus de 1,20 USD pour 1 EUR, le dollar américain atteint des niveaux qu’il n’avait plus connu depuis le printemps 2021. La glissade du billet vert inquiète peu le Président Trump, qui y voit une chance d’améliorer la compétitivité du Made in USA et de rendre à l’Amérique la grandeur promise...
Une position d’autant plus soulignée par les rumeurs d’intervention des USA pour soutenir le yen japonais. Les USA estiment en effet que la monnaie japonaise, faible face au dollar, donne au Made in Japan un avantage compétitif injuste. Ils poussent le Japon à augmenter ses taux directeurs pour soutenir sa monnaie. Et puisque cela ne suffit pas, une action concertée des autorités américaines et nippones est évoquée.
Cela pèse sur la Bourse de Tokyo, puisque toute appréciation du yen est négative pour les exportateurs japonais.
Le même phénomène se produira dans la zone euro. Nos exportateurs, déjà mis à mal par les droits de douane américains, par des coûts élevés liés à l’énergie et par un cadre règlementaire complexes et onéreux, perdront encore en compétitivité avec la faiblesse du dollar. Il y a fort à parier que la Banque centrale européenne sera mise sous pression, pour baisser ses taux directeurs et stopper l’appréciation de notre monnaie.
La situation est aussi défavorable à l’Européen qui investit en obligations américaines. Car le recul du billet vert anéantit les gains liés au différentiel de taux d’intérêt entre le dollar et l’euro.
Néanmoins, côté européen, on voit peu de raisons qui justifieraient un euro plus cher.
A ce stade, le gros de l’ajustement du dollar devrait avoir lieu face aux monnaies asiatiques, dont beaucoup se sont dépréciées face au dollar en 2025.