La Fed n’a pas baissé ses taux directeurs
Graphique sur fond de billet de dollar
Graphique sur fond de billet de dollar
Le niveau actuel des taux devrait permettre de ramener progressivement l’inflation vers l’objectif, sans pour autant être nuisible à l’expansion économique.
L’économie américaine devrait donc rester sur de bons niveaux de croissance.
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La vaste majorité des membres de la Fed a été d’accord pour laisser ses taux inchangés dans l’intervalle 3,5%-3,75% lors de la dernière réunion de politique monétaire. Largement anticipée, la décision n’a pas véritablement fait bouger les marchés.
En revanche, on sait que la Maison Blanche appréciera très moyennement l’immobilisme de la Fed. Le gouvernement Trump aimerait un crédit moins cher, qui permettrait aux ménages de dépenser davantage, mettant le vent dans les voiles de l’économie avant les élections de Midterm, le 3 novembre.
Ce n’est donc pas une surprise si tant Stephen Miran, dernier gouverneur de la Fed nommé par Donald Trump, que Christopher Waller, qui convoite le poste de Président de la Fed ont tous deux voté en faveur d’une nouvelle baisse des taux. De quoi s’assurer les faveurs du Président américain.
Mais à ce stade, la banque centrale américaine est bien placée pour assurer ses objectifs de stabilité des prix et de soutien du marché de l’emploi. Elle prévoit peu de baisses des taux directeurs en 2026 et au-delà.
L’arrivée d’un nouveau Président pourrait faire évoluer les choses, mais pas tant que ça : c’est un comité comprenant douze membres qui décide de la politique monétaire américaine. Le simple remplacement du Président Jerome Powell par quelqu’un d’autre ne suffira pas pour remettre en cause l’indépendance de la Fed. Celle-ci restera donc en mesure de jouer pleinement son rôle ces prochains trimestres.