La Fed de Warsh : America First
Kevin Warsh président de la Fed : nouvelles politiques pour dynamiser la Bourse, et l’investissement américain.
Kevin Warsh président de la Fed : nouvelles politiques pour dynamiser la Bourse, et l’investissement américain.
Sous la présidence de Kevin Warsh, la Fed fera de son mieux pour offrir un crédit bon marché aux consommateurs et aux entreprises, ainsi qu’un cadre réglementaire allégé pour le secteur financier. De quoi favoriser un système qui fait le succès du pays, en faisant tourner l’économie à plein régime.
Les Bourses devraient apprécier.
Nous investissons toujours en actions américaines et en obligations en dollar dans tous nos portefeuilles.
Donald Trump a annoncé que Kevin Warsh sera le nouveau Président de la Réserve Fédérale. Pour certains, il reste l’ancien Gouverneur de la Fed qui, lors de la crise économique et financière de 2007-2008, s’inquiétait surtout de l’inflation et de la crédibilité de l’institution. Certains en déduisent qu’il s’agit d’un choix destiné à calmer les marchés.
Or, l’agenda que propose Warsh est assez radical.
Il part d’un constat : les avancées technologiques et l’IA occasionneront des gains de productivité importants, qui seront déflationnistes (ils permettront à l’économie de croître sans forcément générer d’inflation). Il appelle donc la Fed à revoir ses dogmes, à réduire ses taux directeurs et à réduire aussi son bilan (ses avoirs en obligations américaines) pour se concentrer sur une politique, dont bénéficieraient les entrepreneurs et non pas l’Etat fédéral.
On comprend aisément que de tels propos plaisent au Président américain ainsi qu’au Parti Républicain, qui souhaite limiter le rôle de l’Etat fédéral et réduire les impôts.
Plus fondamentalement, Warsh estime que la puissance technologique des USA résulte du fait que seuls les USA disposent du mix nécessaire à cette puissance : entrepreneuriat, ingénuité, abondance de capital et culture de dynamisme. Warsh fera tout pour stimuler ce gros avantage compétitif et voit donc la réforme fiscale et la simplification du cadre réglementaire comme autant de pas dans la bonne direction.
Il estime que le cadre fixé par Bâle pour le secteur financier est trop contraignant et contraire aux intérêts américains et évoque un cadre revu à l’américaine, susceptible d’attirer les banques du monde entier.