Une étude menée par ING montre que la culture financière reste un défi majeur en Belgique. Sur la base d’un test de connaissances financières réalisé auprès de plus de 1 000 Belges, un quart d’entre eux ne dispose que de connaissances de base limitées. À l’inverse, un Belge sur trois peut être considéré comme financièrement bien informé.
Le test se composait de cinq questions à choix multiples portant sur les intérêts composés, l’inflation, la diversification, la relation entre le risque et le rendement, ainsi qu’entre les taux d’intérêt et les cours des obligations. En moyenne, les Belges ont obtenu un score de 2,6 sur 5. 24% ont répondu correctement à quatre questions et 9% ont donné les cinq bonnes réponses. En revanche, un répondant sur neuf n’a fourni aucune réponse correcte.
Des différences marquées entre les groupes
Les résultats révèlent des écarts significatifs selon le profil des participants. Les hommes obtiennent en moyenne de meilleurs scores que les femmes, les personnes plus âgées que les jeunes, et les diplômés de l’enseignement supérieur que les personnes faiblement ou moyennement diplômées. Il est frappant de constater que les jeunes évaluent plus souvent leurs connaissances financières comme élevées, alors que leurs résultats au test sont inférieurs à la moyenne.
À l’échelle internationale, les Belges s’en sortent mieux que ne le laisse penser leur propre perception. Bien qu’ils estiment leurs connaissances financières inférieures à celles des habitants de tous les autres pays étudiés (Allemagne, Pays-Bas, Pologne, Roumanie et Espagne), la part de personnes ayant de faibles connaissances financières est légèrement inférieure à la moyenne internationale. Les Pays-Bas et l’Allemagne restent toutefois les leaders incontestés.
Un écart entre connaissances et confiance en soi
L’étude met également en évidence un fossé important entre les connaissances réelles et la perception que les individus ont d’eux-mêmes. 63% des Belges ayant obtenu de faibles scores surestiment leurs compétences financières. À l’inverse, parmi les meilleurs résultats, 66% des répondants se sous-estiment.
Un risque accru de fraude et de stress
Une culture financière limitée accroît la vulnérabilité. Seuls 6% des Belges les plus compétents sur le plan financier doutent d’avoir déjà été victimes de fraude. Chez les personnes disposant de peu de connaissances, cette proportion grimpe à un quart. Le stress financier est également plus fréquent dans ce groupe, tout comme la peur d’investir. Par ailleurs, un Belge sur cinq interrogé a déjà été victime de fraude ou d’escroquerie.
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Un large soutien à l’éducation financière
Dans ce contexte, l’appel en faveur d’un renforcement de l’éducation financière se fait de plus en plus entendre. 79% des Belges se déclarent favorables à davantage de formation financière à l’école. Dans un environnement marqué par une inflation volatile et des produits financiers toujours plus complexes, la prise de conscience progresse : les connaissances financières devraient être considérées comme une compétence de base. Selon ING, la culture financière aide les citoyens à constituer des réserves, à investir de manière plus réfléchie et à mieux faire face aux imprévus. Un message auquel nous adhérons pleinement.
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