Analyse
Nouvelles obligations il y a 6 ans - lundi 28 février 2011

De nouvelles émissions en devises « exotiques » vous sont proposées cette semaine sur les marchés obligataires. Aucune d’entre elles n’est intéressante selon nous.

Rand sud-africain : trop risqué

L’institution supranationale International Finance Corporation, dépendant de la Banque mondiale et qui dispose d’une excellente qualité de crédit, émet une obligation en rand sud-africain (ZAR) d’une durée de quatre ans, au rendement net de 6,03 %. Malgré ce rendement généreux, nous ne sommes pas intéressés, le ZAR étant beaucoup trop risqué. Le rendement élevé ne compense pas suffisamment le risque d’une baisse du ZAR. L’économie la plus importante d’Afrique est confrontée à des problèmes structurels comme un taux de chômage élevé, une faible productivité et une position concurrentielle défaillante. Le pays est en outre largement dépendant des capitaux étrangers et comme l’ont montré les dernières semaines, la devise n’est pas à l’abri d’un soudain accès d’aversion au risque. Depuis le début de l’année, le ZAR a perdu 10 % par rapport à l’EUR

 

Dollar australien : trop cher

De leur côté, les obligations en dollar australien (AUD) restent relativement populaires auprès des émetteurs. National Australia Bank, une des plus grandes institutions financières en Australie, propose une obligation dans la devise locale. D’une durée de cinq ans, cet emprunt offre un rendement net de 5,39 %. Comme nous le soulignons depuis plusieurs semaines, nous ne décelons plus aucun avantage à investir dans la devise australienne. Malgré son récent recul, le AUD reste cher et ne présente plus de potentiel de hausse par rapport à l’euro.

 

Livre turque : risque élevé de baisse

Asia Development Bank, l’institution supranationale qui investit dans des projets asiatiques, propose une obligation en livre turque (TRY), d’une durée de cinq ans, au rendement net de 5,69 %. La devise turque est surévaluée par rapport à la monnaie européenne. Le rendement est élevé, certes, mais insuffisant pour compenser le risque important de baisse de la devise. Ne souscrivez pas !


Couronne norvégienne : pas de potentiel de hausse

Kredit fur Wiederaufbau (KfW) lance une obligation en couronne norvégienne (NOK) d’une durée de cinq ans, au rendement net de 3,08 %. Un rendement légèrement moins élevé que chez nous, dans une devise pour laquelle le potentiel d’appréciation face à l’euro semble épuisé.
Même s’il n’y a rien à redire au niveau de la solvabilité de cette institution semi-publique, nous ne sommes dès lors pas attirés non par cette émission.
Nous continuons de privilégier les obligations en couronne suédoise. Une devise qui, elle, pourrait encore progresser face à la monnaie unique.

 

Pour choisir une obligation, cliquez ici.


Partagez cet article