Analyse
Nouvelles émissions il y a 5 ans - lundi 13 février 2012

Tout comme les semaines précédentes, l’offre de nouveaux emprunts est relativement étendue cette semaine. Seule l’obligation en couronne suédoise parvient toutefois à nous séduire. Avec deux nouveaux emprunts proposés en couronne norvégienne, la devise du pays voisin reste très populaire, mais nous laisse personnellement de marbre. Les nouvelles obligations en euro et en dollar australien ne trouvent pas davantage grâce à nos yeux.

Couronne suédoise : diversification intéressante

Landwirtschaftliche Rentenbank, la banque allemande semi-publique spécialisée dans les investissements agricoles, propose une obligation en couronne suédoise (SEK) d’une durée de cinq ans, au rendement net de 1,76 %.
Même si le rendement net n’est pas des plus alléchants, cette obligation est intéressante selon nous. La SEK est en effet bon marché. Contrairement à plusieurs pays de la zone euro, la Suède dispose de solides fondamentaux financiers. Si la zone euro, perturbée par les atermoiements de la Grèce, s’enfonce à nouveau dans la crise, la devise suédoise devrait tirer son épingle du jeu. Vous pouvez acheter cet emprunt à condition que le poids en portefeuille de vos obligations en SEK n’excède pas 5, 10 ou 15 %, selon que vous disposiez d’un profil agressif, neutre ou défensif.
Plus votre profil est défensif, plus leur poids en portefeuille pourra être important.



Couronne norvégienne : pas de potentiel de hausse

Les obligations en couronne norvégienne (NOK) connaissent elles aussi leur petit succès. Cette semaine, nous avons relevé deux emprunts. Le premier, d’une durée de trois ans, est émis par Swedish Export Credit, une institution publique qui soutient financièrement les exportations suédoises. Son rendement est relativement faible : 1,66 % net. Le second, d’une durée de six ans, est émis par le véhicule financier de BNP Paribas Fortis Funding et propose 3,21 % net par an. Un rendement supérieur, donc, vu la durée plus longue et le risque plus élevé lié à la banque. Nous n’achetons aucun de ces deux emprunts. Après la forte remontée de la couronne norvégienne, entamée fin 2008, nous estimons que le potentiel de hausse de la devise est épuisé.

Euro : rendement trop faible

• Les trois émissions en euro n’offrent pas suffisamment pour nous séduire. Aareal Bank, l’institution financière allemande spécialisée dans les investissements immobiliers, émet une obligation d’une durée de trois ans et demi, au rendement net de 2,65 %. L’obligation de la Compagnie de Financement Foncier (CFF) a la même durée, mais le rendement net est encore plus faible (1,79 %) en raison de l’excellente solvabilité de l’institution. Landwirtschaftlichte Rentenbank, enfin, propose 1,61 % net sur sept ans.
• Les rendements de ces trois émissions sont inférieurs aux taux d’intérêt offerts par les meilleurs (et sans risques) comptes d’épargne. Ces obligations n’offrent donc pas de « valeur ajoutée ». Nous ne sommes pas intéressés.

 

Dollar australien : trop cher

Notons enfin trois émissions en dollar australien (AUD), d’une même durée de cinq ans. Bank Nederlandse Gemeenten (BNG), l’organisme de financement des communes néerlandaises, offre un rendement net de 4,30 %, General Electric Capital Corp (GECC), le bras financier du conglomérat industriel américain, 4,66 % et Rabobank Nederland, 4,39 %. Nous trouvons que le dollar australien, surtout depuis sa récente appréciation, est devenu beaucoup trop cher. Nous ne sommes donc pas intéressés.

 

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