Analyse
Retour sur nos conseils obligataires il y a 5 ans - vendredi 21 septembre 2012

Nous faisons le point sur nos récents conseils en obligations d’entreprises. Deux d’entre elles offrent encore à 5 ans un rendement net de respectivement 3,48 % et 4,80 %. Achetez si vous en acceptez le risque.

En analysant toutefois soigneusement le risque des entreprises, et en le confrontant au rendement offert et à la durée des obligations, il est possible de trouver encore aujourd’hui quelques obligations intéressantes. Nous vous avons ainsi conseillé récemment les obligations de Peugeot, Enel, Alcatel-Lucent et Renault. Nous faisons le point.

 

Alcatel-Lucent : 2,90 % net, échéance en 2014

Nous avions profité de l’annonce de la restructuration de l’équipementier télécom français pour acheter son obligation (échéance 2014) à un bon prix (98,50 %). Nous jugions en effet cette baisse exagérée alors que nous restions confiants dans les capacités d’Alcatel-Lucent à honorer sa dette. La remontée récente du prix (102,50 % frais compris) nous a donné raison.
N’achetez plus. Au cours actuel, le rendement pour un nouvel achat ne dépasse plus 2,90 %. Ne vendez toutefois pas, conservez. Vous éviterez les frais de sortie et vous continuerez à toucher un joli coupon jusqu’à l’échéance.

 

Peugeot : 4,80 % net ; échéance en 2017

Les mauvaises nouvelles qui se sont accumulées autour de Peugeot ont pesé sur le cours de l’obligation, qui cote désormais, frais compris, à 98,25 %, contre 102,20 % lors de notre premier conseil. Selon nous, Peugeot a la capacité de rebondir (restructuration en cours) et devrait être en mesure de faire face à ses engagements financiers dans les années à venir. Par ailleurs, en reconnaissant la nécessité de réduire les surcapacités, le gouvernement français est désormais moins opposé à l'idée de la fermeture d'usines récemment annoncée par la direction. Cela devrait faciliter une restructuration douloureuse mais nécessaire.
Vous pouvez conserver cette obligation et si vous n’en possédez pas encore en portefeuille, voyez la baisse du cours comme une occasion supplémentaire d’acheter. Au cours actuel, le rendement net (4,80 %) est très intéressant.

 

Renault : 3,48 % net, échéance en 2017

La situation financière de Renault est très confortable. Son taux d'endettement reste faible grâce à une gestion rigoureuse des stocks et des investissements. Compte tenu de ces éléments, la probabilité que Renault fasse un défaut de paiement dans les années à venir nous paraît très faible.
Nous vous avons conseillé cette obligation sur le marché primaire il y a une semaine. Elle est à présent disponible sur le marché secondaire, avec des frais, mais le prix est encore suffisamment intéressant pour justifier un achat.

 

Enel : 2,91 % net, échéance en 2018

Les résultats semestriels confirment la capacité de l’électricien italien à générer du cash en suffisance pour payer ses dettes et se désendetter. Le cours de l’obligation en a profité, passant de 101 à 104 % frais compris depuis notre conseil début juillet.
N’achetez plus. Au cours actuel, le rendement pour un nouvel achat ne dépasse plus 2,91 %. Ne vendez toutefois pas, conservez. Vous éviterez les frais de sortie et vous continuerez à toucher un joli coupon jusqu’à l’échéance. 

 

EMPRUNTS EN EURO : LE POINT SUR NOS CONSEILS

Emetteur
Code ISIN
Rating
(1)
Coupon
brut (%)
Échéance
Prix frais compris (%)
Intérêts
courus
Rdmt
net
(2)
Conseil
lors du
1er conseil
au
21/09
Alcatel Lucent
FR0010070805
B
6,375
07/04/14
98,50
102,50
30 EUR
2,90
Conservez
Peugeot
FR0011233451
BB
5,625
11/07/17
102,20
98,25
12 EUR
4,80
Achetez
Renault
FR0011321447 
BB+
4,625
18/09/17
99,891
100,75
1 EUR
3,48
Achetez
Enel
IT0004794142
BBB+
4,875
20/02/18
101
104,00
29 EUR
2,91
Conservez
Les obligations à l’achat sont conseillées à titre de diversification, si vous en acceptez le risque.
(1) Solvabilité de l’émetteur : BBB+ : il s’agit encore d’emprunts de bonne qualité, certes moins élevée que celle des emprunts bénéficiant d’un rating A; BB+, BB et B : emprunts pour lesquels le risque est élevé que l’émetteur ne puisse honorer le remboursement et le paiement des intérêts; pour les obligations que nous conseillons, ce risque reste néanmoins acceptable.
(2) Rendement net en % après retenue du précompte mobilier belge de 21 %.

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