Analyse
Obligations convertibles : de plus en plus populaires ? il y a 4 ans - mardi 29 janvier 2013

Ce mode de financement semble de plus en plus fréquent. Pourquoi ?

Pour l’émetteur

GBL émet une obligation convertible dont la valeur sous-jacente est l’action GDF Suez. Son but : réduire à terme sa participation dans GDF Suez.

GBL n’en est pas à son coup d’essai. Précédemment, le holding avait déjà émis une obligation convertible dont la valeur sous-jacente était Suez Environnement. BNP Paribas a d’ailleurs fait de même avec Pargesa, Sofina avec… GDF Suez. Les obligations convertibles sont, comme leur nom le laisse supposer, des titres qui peuvent, à un certain moment, être convertis en un certain nombre d’actions, à un cours déterminé.

L’opération est intéressante pour l’émetteur, qui peut placer ces titres à des taux très peu élevés. C’est en outre une manière alternative de se financer, choisie par les émetteurs pour diversifier leurs sources de moyens et réduire leur dépendance aux prêts bancaires. Enfin, le système permet à l’émetteur de réduire sa participation dans l’une ou l’autre entreprise, de manière assez discrète.

Pour l’investisseur ?

L’émetteur sait aussi que l’intérêt des investisseurs pour ce type de placements a augmenté ces dernières années. Les investisseurs y voient un moyen de diversifier leur portefeuille avec un produit assez peu risqué. Les convertibles combinent en effet les caractéristiques des obligations (coupon fixe, remboursement du capital à l’échéance) avec la possibilité de miser sur le rendement plus élevé des actions. Si le cours de la valeur sous-jacente dépasse le prix de conversion, le détenteur peut en profiter pour acquérir ainsi l’action à bon prix. Cela se paie néanmoins au prix d’un taux d’intérêt moins élevé que sur une obligation classique.

 

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