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Investir durablement avec des «obligations vertes» il y a 8 mois - mercredi 21 décembre 2016
En 2007, les premières émissions d’obligations vertes n’ont collecté que 855 millions d’euros dans le monde. L’an passé on en était à 44,3 milliards.
Investir durablement avec des «obligations vertes»

Investir durablement avec des «obligations vertes»

En Belgique, les obligations vertes ne sont accessibles qu’à travers des obligations individuelles. Il existe bien un fonds en obligations vertes, NN Euro Green Bond I Cap EUR, mais il est réservé aux professionnels. Si vous ne craignez pas le risque, tournez-vous vers l’obligation verte en real brésilien d’International Finance Corporation (XS1055095290, rating AAA), échéance au 17avril2018, coupon de10,5% brut (7,35% net). Mais pour maximum5% de votre avoir investi.

Une obligation comme une autre?

En dehors de leur caractère « vert », ces obligations ne se distinguent pas des autres : un coupon est payé chaque année et à l’échéance le capital est remboursé si l’émetteur ne fait pas défaut. C’est au niveau de l’affectation des fonds collectés que la différence apparaît : l’objectif est de financer des projets écologiques comme la construction de centrales solaires, la gestion forestière ou l’amélioration de l’irrigation des cultures.

Rendement comparable

Le fait d’opter pour une obligation verte n’implique pas de devoir accepter un rendement inférieur. Les revenus de ce type de placement sont en ligne avec le reste du marché. Prenons l’obligation verte de la Banque mondiale (code ISIN XS1047440448). Cet emprunt sur 3 ans émis en mars 2014 offrait à l’époque un coupon de 0,25 %. C’est faible il est vrai, mais en ligne avec ce que proposaient les autres émetteurs disposant de l’excellent rating AAA.

Émetteurs

Le nombre des émetteurs d’obligations vertes a sensiblement progressé. Alors qu’au début les institutions supranationales squattaient ce marché, aujourd’hui on y trouve nombre d’entreprises parfois très connues. Après l’ère des Banque mondiale, Banque européenne d’investissement et autres Banque européenne pour la reconstruction et le développement, voici celle de GDF Suez, de Belfius et même de la SIR Cofinimmo, pour ne citer qu’elles.

A surveiller

Si ce type de placement vous intéresse, demandez-vous d’abord si les sommes collectées sont réellement consacrées à des projets verts ou si ce n’est pas seulement un effet de vitrine mis en scène par des entreprises soucieuses surtout de leur image. A défaut de normes communes et reconnues de tous pour être à même d’en juger, il est déjà possible de se tourner vers des organismes indépendants comme Climate Bonds (www.climatebonds.net) qui passent les obligations vertes au scanner, histoire de voir si leur objectif est bien celui qu’elles mettent en avant.

 

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