Analyse
Dans quels secteurs investir en 2015 ? il y a 3 ans - vendredi 12 décembre 2014

Tous nos conseils d’achat, basés sur le bilan de 2014.

Après une très belle année 2013, la plupart des secteurs ont connu en 2014 des performances plus modestes (soutenues néanmoins par le recul de l’euro face au dollar). Sur la base du bilan de l’année qui s’achève, voici nos conseils d’achat, classés par secteur.
Les chiffres de rendements incluent l’évolution du cours et les dividendes réinvestis, calculés pour l’investisseur en euro, du 01/01 au 11/12/2014.

 

Alimentation & boissons (+15,6 %)

Kraft Foods : +27,5 %

Bell : +0,6 %

Le secteur fait de la résistance, en dépit du ralentissement des pays émergents et du peu de soutien des économies matures. Les groupes réduisent leurs coûts et renforcent leurs bilans pour générer de copieuses liquidités. Kraft est bien placé pour profiter de la consommation dynamique des USA. Bell souffre d’une menace d’amende mais reste incontournable en Suisse. Dans le segment brassicole, les cours profitent de rumeurs de rapprochement, avec notamment AB InBev qui voudrait acquérir SABMiller (mais pour un prix élevé et des synergies limitées).

 

Assurance (+9,5 %)

Axa : -1,4 %

Zurich Insurance : +28,7 %

Delta Lloyd : +13,8 %

Le secteur avait connu un fort rebond en 2013 et a moins progressé en 2014. Vu la perspective de taux durablement bas (néfaste aux placements) et d’une conjoncture morose en Europe, nous modérons nos prévisions de bénéfices. Face à cette situation, Zurich se recentre, pour défendre son dividende (lequel reste stable chez Delta Lloyd) et Axa cherche de la croissance dans de nouveaux pays.

 

Distribution (+13 %)

Sainsbury : -30,8 %

Wal-Mart Stores : +21,5 %

Aux USA, le secteur s’améliore peu à peu, grâce au retour à la hausse de la consommation des ménages. Pour cette raison, nous conseillons le géant américain Wal-Mart Stores. En Europe, les distributeurs subissent toujours la crise et les modifications des habitudes de consommation. Face à la forte concurrence des «hard discounters», les grands groupes cherchent à se différencier (magasins de proximité, points d’enlèvement, e-commerce, cartes de fidélité, offres personnalisées, nouvelles technologies). Le plus petit groupe britannique Sainsbury est bien placé pour s’adapter à la modification du marché.

 

Opérateurs télécom (+11,5 %)

AT&T : +9,1 %

Telefônica Brasil : +14,8 %

Verizon : +9,7 %

Vodafone : +2 %

La revalorisation du secteur devrait se poursuivre. En Europe, les résultats opérationnels se stabilisent. La consolidation, permettant aux groupes de proposer des offres combinées, se poursuit, et les autorités de la concurrence se font plus conciliantes. Aux USA, en dépit de la pression sur les prix, la rentabilité reste élevée. Les valeurs télécoms offrent un rendement sur dividende attractif d’en moyenne 4 % brut.

 

Pétrole (-8,5%)

Chevron : -3,2 %

BP : -9,4 %

Repsol : +0,3 %

Encana : -21,3 %

Fin d’année en crise pour ce secteur : le prix du baril chute, suite à la décision de l’OPEP de ne pas réduire sa production (face au fléchissement de la demande). Les producteurs doivent revoir leurs plans d’investissements. Les plus faibles devront réduire leur dividende. Les sociétés pétrolières les mieux à même de tirer leur épingle du jeu sont celles qui ont la plus grosse taille et sont encore présentes dans le raffinage. Nous réduisons nos prévisions de bénéfice pour 2015 et 2016 mais estimons que le secteur reste digne d’un investissement.

 

Pharmacie (+34,4 %)

Resmed : +29,4 %

– L’année 2014 a été celle des grandes manœuvres dans le secteur. Les laboratoires focalisent leurs efforts sur leurs points forts. Au printemps, Novartis, GlaxoSmithKline et Eli Lilly ont échangé des actifs. Les actions du secteur ont dès lors été dopées par ces opérations (p. ex. Teva qui a gagné 61,9 % et que nous ne conseillons plus d’acheter depuis le début de ce mois, mais de conserver). Vous pouvez en revanche acheter l’action du spécialiste des troubles du sommeil ResMed, dont les perspectives à long terme restent bonnes (vieillissement, obésité…).
– Le secteur de la biotechnologie (+48,4 %) profite quant à lui d’annonces de collaborations avec les labos (en cas d’expirations de brevets) ou de rachats au sein du secteur.

 

Semi-conducteurs (+41,9%)

Intel : +62,4 %

Texas Instruments : +41,9 %

Melexis : +57,4 %

Les investisseurs ont encore été attirés par les perspectives de croissance de ce secteur, auquel les évolutions technologiques offrent sans cesse de nouveaux débouchés (multiplication des terminaux mobiles, digitalisation de la société, miniaturisation…). Les géants du secteur se sont distingués, grâce à leur rentabilité record ainsi qu’à leur avance technologique et leurs possibilités d’investissements (qui gardent à l’écart les plus petits concurrents). Plusieurs d’entre eux restent dignes d’achat, malgré la hausse des cours.

 

Sidérurgie (-11 %)

Mines (-16,6 %)

ArcelorMittal : -28,7 %

Nyrstar : +63,2 %

Rio Tinto : -11,8 %

Schnitzer Steel : -18,4 %

– Le secteur de l’acier profitera de la croissance attendue dans les secteurs de la construction, de l’automobile…; il récolte aussi le fruit des précédentes réductions de coûts de ses acteurs.
– Le secteur des mines souffre de la baisse de prix du minerai de fer, induite par la forte hausse des capacités de production, mais devrait se redresser, grâce à une demande de minerai finalement bien orientée (les pays émergents doivent développer leurs infrastructures, les économies matures les renouveler...). Rio Tinto est bien placé pour en profiter.

 

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