Analyse
Investir maintenant ou attendre ? il y a 2 ans - jeudi 15 janvier 2015

En ce début d’année marqué par une forte volatilité, ne vaut-il pas mieux attendre que les Bourses baissent encore avant d’acheter des actions ?

Il est impossible d’avoir une stratégie qui gagne à tous les coups. Mais profitez des trous d’air pour acheter des titres de qualité bon marché, et vous constituer ainsi un portefeuille avec un horizon de plus de cinq ans. Si d’ici là, ces actions deviennent chères, vendez.
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Forte volatilité

Ce début d’année semble rude pour les investisseurs, qui voient le prix des actions fortement fluctuer, passant sans cesse d’un repli à un rebond. Mais au final, si les Bourses enregistrent un recul, il faut le relativiser. Car si le Stoxx Europe 50 n’a gagné que 1,2 % depuis le 1/12/2014 et a perdu 3 % depuis le 1/10/2014, il est en hausse de 22,3 % par rapport au 1er janvier 2012. Et aux USA, le S&P 500 est à un sommet historique. Compte tenu des valorisations des grandes Bourses, il n’est pas anormal d’assister à des prises de bénéfices.
Dans un environnement qui s’est brusquement opacifié ces derniers mois, l’incertitude, ennemie des marchés, incite à surréagir aux moindres nouvelles.

 

Raisons de l’incertitude

– Prix du pétrole
Alors que le prix du baril poursuit sa chute, la production d’or noir reste élevée. Les producteurs mettent du temps à adapter leur offre aux nouveaux prix. La situation ne devrait pas s’inverser dans un proche avenir. Par ailleurs, la chute du prix du pétrole entraîne une baisse des estimations bénéficiaires pour les sociétés du secteur et une augmentation du risque de déflation, ce qui pèse sur les Bourses. Pour l’heure, les marchés semblent décidés à ne pas tenir compte du coup de pouce que la baisse du prix du baril donne aux pays importateurs de pétrole.

 

– Elections en Grèce
La perspective d’élections le 25 janvier et les précédents propos de la chancelière allemande Angela Merkel sur une sortie de la Grèce de la zone euro avaient jeté un froid sur les marchés. Il est vrai que la dette du pays reste insupportable et devra tôt ou tard être restructurée. Le secteur bancaire européen est toujours nerveux (bien que les grands acteurs soient peu investis en Grèce).

 

– Intervention de la BCE
Pour relancer l’économie, la Banque centrale européenne cherche à se donner les moyens de racheter des obligations d’Etat mais apparaît de moins en moins comme la panacée pour résoudre les problèmes.

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