Analyse
Le Nasdaq à 5 000 points ! il y a 2 ans - vendredi 6 mars 2015

Risque-t-il de développer une nouvelle bulle ?

Depuis janvier 2015, le Nasdaq a gagné 6 % (contre +13,4 % sur l'ensemble de 2014). Pour l’investisseur en euros, dividendes compris, sa hausse sur la période est de 14,5 % (contre 30,7 % sur l'ensemble de 2014).
Certes, l’indice renferme une série d’actions bénéficiant plus d’effets de mode que de perspectives fondamentales.
Mais nous n’en conseillons pas moins quelques titres.

 

Hausse due notamment à trois grands facteurs

Taux ultra-bas
Vu que les taux sont à un niveau très peu élevé, les investisseurs se tournent plus vers les actions, et spécialement les américaines, compte tenu de la reprise économique des USA et de la reconstitution rapide des marges des sociétés.

 

Actionnaire rémunéré
Les entreprises américaines dégageant une belle rentabilité, elles sont généreuses avec l’actionnaire. En 2014, le total des dividendes qu’elles ont payé a grimpé de 17 %, à 355 milliards de dollars (contre 200 en 2009). Celui des rachats d’actions s’est élevé à 500 milliards de dollars (contre 145 en 2009). A noter cependant qu’après la récente hausse des Bourses, les sociétés risquent de racheter moins d’actions, et se tourner plus vers les investissements et les acquisitions.

 

Poids lourds
L’indice a profité de la hausse fulgurante de quelques grandes valeurs ou de grands secteurs (en 24 mois, Apple a gagné 110 %; le secteur biotech 121 %).

 

Le Nasdaq risque-t-il de développer une nouvelle bulle ?

Certes, des poches de surévaluation ne sont pas à exclure (ce fut le cas début 2014 avec le secteur de l’impression 3D, entretemps dégonflé). Mais globalement, nous ne craignons pas d’éclatement.
– Pour la moyenne des valeurs du Nasdaq, le rapport cours/bénéfice (cours d'une action divisé par le bénéfice par action; plus il est bas, plus le titre est bon marché) est de 20, contre 60 en mars 2000.
– Les entreprises sont maintenant plus solides, plus rentables et génèrent davantage de liquidités.
– L’indice est plus diversifié qu’auparavant. Le poids par secteur est mieux réparti. Celui des valeurs technologiques n’est plus que de 43,3 %, contre presque 65 % en 2000.

 

Cinq conseils d’achat d’actions

CA Technologies, qui accompagne les entreprises dans le développement de leur informatique et dans sa sécurisation tire parti de ses réductions de coûts et de sa faible sensibilité à la conjoncture.
Intel, incontournable dans son secteur, bénéficie de l’explosion du trafic numérique, de sa solidité financière et de belles liquidités générées.
Kraft Foods dispose d’un vaste portefeuille de marques qui lui permet de générer de belles liquidités et une rentabilité élevée. Il redistribue ses liquidités par des rachats d’actions et des dividendes (rendement sur dividende de 3,5 % brut).
Schnitzer Steel, leader américain des exportations d’acier recyclé, profitera des besoins d’infrastructures des pays émergents, de la vigueur du marché de la construction sur la côte ouest des USA et de ses réductions de coûts. La faiblesse actuelle du prix de l’acier pesant sur son cours, profitez-en.
Texas Instruments bénéficie de son recentrage sur les puces à forte valeur ajoutée (e.a. pour téléphones mobiles), est financièrement solide et relèvera son dividende ces prochaines années.

 

Et Nasdaq OMX ?

Le Nasdaq, c’est aussi une société (Nasdaq OMX), cotée à son tour sur sa propre Bourse. Ses résultats dépendant des volumes échangés sur sa Bourse, ils sont actuellement bien orientés. Et elle garde de bonnes perspectives, grâce notamment à la meilleure diversification de l’indice. Mais, compte tenu de la hausse de son cours ces derniers mois, nous ne vous conseillons pas d’acheter. Conservez.

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