Analyse
Lufthansa : pas de lourde conséquence il y a 2 ans - mardi 31 mars 2015

Alors que Lufthansa est en plein virage stratégique, sa filiale low cost Germanwings est victime d'une catastrophe.

Mais cela ne remet pas en cause les perspectives du groupe à long terme. Des perspectives que le marché valorise à leur juste valeur.
CONSERVEZ.

 

La perte d'un avion de Germanwings est certes un coup dur pour la compagnie allemande, qui, sous la pression concurrentielle, est justement en train de tenter de faire évoluer son modèle, dans un climat social tendu (multiples grèves des pilotes). Mais le groupe a les moyens de surmonter cette nouvelle épreuve. Même si l'enquête est loin d'être close, selon les premiers éléments, elle ne devrait pas entacher vraiment la solide réputation de fiabilité dont jouit la compagnie depuis de nombreuses décennies. D'autant que Lufthansa est suffisamment solide sur le plan financier pour verser d'éventuelles indemnités aux familles des victimes. Une fois passée l'émotion de ce terrible évènement, Deutsche Lufthansa devrait donc confirmer son cap stratégique : maîtriser au mieux les coûts opérationnels en misant sur les vols low cost au travers des filiales Germanwings (court et moyen courrier) et Eurowings (long courrier). Pour l'heure, dans l'attente d'en savoir davantage sur les éventuelles conséquences financières de l'accident, nous prévoyons toujours un bénéfice par action 2015 de 1,50 EUR.

 

Cours au moment de l'analyse : 13,06 EUR

 

La compagnie aérienne allemande Deutsche Lufthansa, une des plus grandes au monde, emploie plus de 100 000 salariés et réalise 74 % de son chiffre d'affaires dans le transport de personnes (plus de 90 millions de passagers en 2010). Outre l'enseigne Luthansa, elle exploite les enseignes Austrian Airlines, SWISS et Germanwings et détient des participations dans Brussels Airlines, JetBlue et SunExpress. Elle est aussi présente dans la logistique (10 % de son chiffre d'affaires), l'entretien et la réparation des avions (9 %), la restauration (6 %) et les services informatiques (1 %).

 

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