Analyse
Grèce : vers un risque de contagion ? il y a 2 ans - lundi 29 juin 2015

Alors que les Grecs ont quitté le week-end dernier la table des négociations, le sort du pays est plus que jamais incertain.

Le pays se trouvera-t-il en défaut de paiement ? Sortira-t-il de la zone euro ?
Autant d’incertitudes que les investisseurs n’apprécient guère.
Ne paniquez pas. Gardez le cap que vous vous êtes fixé sur le long terme.
Mais nous réitérons nos habituels conseils de prudence.

 

Si les Bourses ont ouvert dans le rouge le lundi 29/06, leur recul n’est pas catastrophique au regard de la situation en Grèce qui elle, l’est bel et bien. En fait, ce recul corrige avant tout l’optimisme qui prévalait la semaine dernière, lorsqu’on a cru possible un accord entre la Grèce et ses créanciers.

 

Le risque de contagion semble pour le moment circonscrit. Contrairement à la précédente crise en 2012, la Banque centrale européenne (BCE) est aux commandes pour éviter ce scénario cauchemardesque. L’euro n’a d’ailleurs pas plongé et si les taux d’intérêt dans les pays du sud grimpent, ils n’explosent pas non plus. En fait, les investisseurs savent que ce sont avant tout les Grecs qui ont le plus à perdre. L’économie grecque (PIB en recul de 25 % depuis 2008), continue de s’enfoncer et les banques sont au bord de la faillite. Bien sûr, un défaut de paiement et une sortie de la Grèce de la zone euro provoqueraient des perturbations économiques et financières sur le Vieux continent. Mais elles ne seront durables et fortement dommageables qu’à Athènes.

 

Ces prochains jours, les marchés financiers enregistreront encore d’importantes fluctuations, au gré des déclarations des uns et des autres. Mais si vous savez faire preuve de patience, vous pourrez sortir de cette crise sans gros soucis.

 

Quelques conseils de prudence néanmoins

 – Veillez d’abord à ce que votre portefeuille soit correctement équilibré, pour en réduire le risque global. Inspirez-vous pour cela de notre portefeuille type, dans lequel nous restons à l’écart depuis un bon moment déjà des actions de la zone euro (à l’exception de quelques-unes d’entre elles, encore dignes d’achat) mais aussi des obligations de la zone euro, trop chères à nos yeux.
– Assurez-vous ensuite de vendre les actions chères que vous auriez encore en portefeuille (utilisez
notre sélecteur). Ces actions baisseront plus que la moyenne. 

 

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