Analyse
Génomique : des perspectives pour l’investisseur ? il y a 2 ans - mardi 7 juillet 2015

La génomique est la science qui étudie l’ensemble du matériel génétique d’un individu.

Elle a son rôle à jouer en pharmacie et en médecine, pour découvrir de nouveaux traitements à diverses maladies. Mais aussi dans l’agriculture. Nous n’avons cependant trouvé aucune action du secteur digne d’un investissement.

 

De l’ADN à la génomique

Le corps humain adulte est composé d’environ 100 000 milliards de cellules. Le noyau de chaque cellule contient 46 chromosomes. Chaque chromosome est composé d’une chaîne d’ADN (Acide DésoxyriboNucléique). Un gène est une petite portion de cette chaîne et l’ensemble des gènes compose le génome (sa cartographie génétique). Le nombre exact de gènes que possède un être humain n'est pas connu, mais est estimé à 20 000 à 25 000.

 

Perspectives

En médecine, la génomique permet d’améliorer le diagnostic, d’identifier la prédisposition à une maladie et de développer des médicaments en fonction de l’information génétique d’un individu. Les traitements ne seraient plus seulement curatifs mais préventifs.
En agriculture, la génomique peut aider à créer de nouvelles variétés (mieux résistantes aux maladies, aux insectes, à la sécheresse…), ainsi qu’à accroître les rendements. Dans l’élevage, elle permet de développer les résistances des animaux et d’améliorer leur qualité nutritive. Deux méthodes existent : le croisement (ou hybridation) et la transgénèse (ou Organisme Génétiquement Modifié).

 

Sociétés du secteur

Les grands labos pharmaceutiques s’intéressent au génome pour trouver de nouveaux traitements.

Novartis a créé un institut de recherche sur la génomique.
GlaxoSmithKline a investi dans un centre de recherche qui étudie le génome.
Pfizer a signé un partenariat avec Second Genome, une petite société du secteur.
Roche a construit son rôle de leader en médecine personnalisée grâce à ses traitements oncologiques, qui ciblent la mutation des gènes. Mais ces traitements ne concernent généralement que ±30 % des patients. Pour trouver de nouvelles mutations, il cherche à développer ses compétences dans le génome. Il a racheté en juin 2014 Genia technologies, actif dans le séquençage. Mais ce dernier génère des masses de données qu’il faut traiter et analyser. D’où ses rachats récents de Bina Technologies et Foundation medicine.

 

Les groupes actifs dans les semences sont aussi concernés.

C’est le cas de DuPont, ainsi que de Bayer (qui finance un consortium de recherche pour séquencer le génome du blé) et de Syngenta (qui a réalisé le séquençage complet du riz en 2001, avec l’aide de Myriad Genetics).

 

Pas d’opportunités

En médecine, des sociétés se spécialisent dans le séquençage de l’ADN, d’autres dans les tests génétiques. La plupart souffrent d’une baisse des volumes vendus et d’une pression sur les prix (pour contenir les frais des soins de santé). Parmi celles que nous avons analysées (mentionnées en partie dans le tableau ci-dessous), aucune ne mérite qu’on achète leur action.

En agriculture, rien ne nous semble intéressant non plus.

Monsanto reste leader mondial dans les semences; Vilmorin, société française plus modeste, ne nous semble pas intéressante non plus.

 

Sociétés
(classées par spécialité)
Bourse
Cours
(03/07/2015)
Capitalisation
(en millions)
Conseil
Séquençage de l’ADN
Thermo Fisher Scientific
New York
130,95 USD
52130
Vendre
Illumina
New York
220,07 USD
31710
Vendre
Pacific Biosciences
New York
5,20 USD
388
Vendre
Tests génétiques
Agilent technologies
New-York
39,58 USD
13190
Vendre
Galapagos NV
Bruxelles
46,31 EUR
1380
Vendre
Hologic
New York
38,41 USD
10790
Vendre
Laboratory corp. of America
New York
120,75 USD
12120
Conserver
Meridian Bioscience
New York
18,31 USD
764
Conserver
Myriad Genetics
New York
34,57 USD
2400
Vendre
PerkinElmer
New York
52,24 USD
5910
Vendre
Qiagen
New York
24,88 USD
5770
Conserver
Quest Diagnostics
New York
71,83 USD
10320
Conserver

 

 

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