Analyse
La Bourse de Bruxelles au premier semestre il y a 2 ans - lundi 13 juillet 2015

Quel est le bilan des 6 mois écoulés ? Quels conseils en découlent ?

La Bourse de Bruxelles affiche un beau bilan depuis le début de l’année.
Toutefois, toujours chère, elle reste absente de
nos portefeuilles.
Tout en renfermant quelques opportunités.
 

 

Rendements cités : variations de cours et dividendes perçus entre le 1/1 et le 10/7/2015.

 

Rendement appréciable

Les péripéties autour du dossier grec et le rebond des taux (dans le sillage du rebond de l’inflation) ont pesé sur les Bourses européennes depuis mi-avril. Bruxelles n’y a pas échappé. Depuis son sommet du 10 avril, le Bel 20 (indice return) affiche une correction de 4,1 %. Le rendement depuis le début de l’année n’en reste pas moins appréciable, d’autant plus que les secteurs les plus performants (automobile, construction, pharma…) y sont peu ou pas présents. Il atteint 16,3 % (contre 16,2 % pour la moyenne de la zone euro et 11,7 % en EUR pour les Bourses mondiales).

 

Quatre perdants…

– Bekaert (-3,2 %; conservez) n’est pas chère, mais son cours reste sous pression (rentabilité freinée par les pressions sur les prix en Chine et aux USA).
– Delta Lloyd (-14,6 %; achetez) a été plombée par son augmentation de capital (qui a pourtant amélioré sa solvabilité et réduit la crainte de voir le dividende raboté).
– Befimmo (-5,1 %; achetez) a plié sous l’impact du rebond des taux qui pèse en général sur les SIR (celles-ci sont plébiscitées pour leur rendement sur dividende). Profitez-en.
– GDF Suez (-8,8 %; achetez) souffre des résultats du 1er trimestre et du désamour du marché pour le secteur européen des utilities (+4,0 %; production d’électricité de moins en moins rentable, recul du prix du gaz). Néanmoins, son bilan solide lui permettra de maintenir son dividende (rendement brut de 6,1 %) et le marché ne tient pas assez compte de ses perspectives dans les marchés émergents.

 

Six gagnants

– KBC (+34,9 %; conservez) profite de ses bons résultats et de sa solidité, satisfait exigences de solvabilité et de liquidité et veut rembourser d'ici fin 2017 les deux milliards d'aides encore dus aux autorités flamandes. Un retour du dividende est attendu dès 2016.
– Ageas (+21,9 %; conservez) a bénéficié d’excellents résultats et n’est pas exposé à la dette grecque. Seuls les risques d'indemnités imprévisibles, liés au passé de Fortis, nous empêchent d’acheter.
– bpost (+22,6 %; conservez) enchaîne des résultats qui devraient permettre de maintenir le dividende à niveau. Le rendement affiche encore 3,8 % net, mais la marge de progression nous paraît limitée.
– AB InBev (+22,5 %; conservez) aligne de beaux bénéfices, mais les volumes vendus baissent et, malgré les efforts sur les coûts, le potentiel de hausse de rentabilité est limité.
– Delhaize (+27,6 %; conservez), dont l’annonce de la fusion avec Ahold (+19,4 %, conservez) n’a eu qu’un impact éphémère, profite du rebond du dollar et des restructurations en Belgique.
– Umicore (+28,8 %; achetez) devrait voir son bénéfice rebondir. Outre l’impact positif du rebond du dollar, toutes les grandes activités verront leur chiffre d’affaires et leur rentabilité augmenter.

 

Quelques petites valeurs à acheter

Globalement, hors immobilier, nous n’achetons que 11 actions sur les 150 cotées à Bruxelles : 
Umicore (voir ci-dessus).
– Pour leur dividende :
Gimv (+19,8 %)
TINC (+0,8 % comparé au prix de l’introduction en Bourse)
Van de Velde (+44,5 %).
– Pour le caractère innovant de leurs activités à haute valeur ajoutée :
Exmar (+0,3 %)
Melexis (+32,8 %)
– Pour leur turnaround :
Agfa-Gevaert (+27,3 %)
Nyrstar (+0,6 %)
Euronav (+31,1 %)
– Ainsi que :
EVS (-9,9 %) dans un trou d’air face à un marché atone, pour le long terme
Atenor (+8,0 %) qui semble tirer son épingle du jeu dans les pays de l’Est.

 

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