Analyse
Eté chaud, turbulences chinoises : que faire ? il y a un an - mardi 25 août 2015

L’été 2015 aura été particulièrement chaud sur les marchés. Faut-il paniquer ?

Non ! Avant tout, il y a lieu de garder la tête froide.
Plus que jamais, les maîtres mots sont diversification, prudence et sélectivité.

 

Gros nuages

Effondrement du prix du baril de pétrole, élections anticipées en Grèce, incertitudes quant au timing d’une hausse de taux aux USA, signes de ralentissement dans plusieurs pays émergents dont la Chine, trois dévaluations du yuan… Les nuages se sont amoncelés cet été.

 

Orages

Lourde correction de la Bourse de Shanghai, baisse record de l’indice Dow Jones, Bourses européennes marquant nettement le pas après un beau début d’année… Un peu partout, les marchés ont amèrement souffert.
Certains secteurs particulièrement sensibles au contexte économique mondial, comme les compagnies pétrolières, les matières premières, la sidérurgie, l’automobile et les technologiques ont été fort sanctionnés.

 

Toujours la Chine

Dans un sens comme dans l’autre, la Chine mène la danse. Si les autorités de Pékin sont passées par une période de forte intervention sur les Bourses, finançant des organismes publics pour qu’ils achètent des actions et soutiennent les cours, elles reviennent maintenant à des outils plus traditionnels : la baisse des taux directeurs et des réserves que doivent détenir les banques du pays.
Car les banques chinoises disposent de réserves (18 % de leur bilan) autrement plus élevées que celles que les banques occidentales (ce qui ne veut pas dire qu’elles sont plus solides car la qualité des actifs de ces bilans doit aussi être prise en compte). Il est donc logique de les revoir à la baisse, à un moment où l’économie chinoise et les marchés réclament davantage de liquidités.
La baisse des taux directeurs chinois (de 4,85 % à 4,6 %) est aussi compréhensible. A un moment où l’objectif de croissance de 7 % devient improbable (nous prévoyons ± 6 % cette année et 3,5 % à moyen et long terme), il est logique de revoir à la baisse le loyer de l’argent.

 

Pour le monde entier

Il est illusoire de penser que les conséquences d’une crise chinoise resteront cantonnées à la Chine. Le pays est la deuxième économie mondiale, l’atelier de la planète et une forte source de demande. Une crise chinoise pourrait replonger l’économie mondiale en récession. Cependant, Pékin garde de beaux atouts. Et le monde entier a tout intérêt à ce qu’ils soient utilisés de la manière la plus efficace possible, pour éviter une crise lourde de conséquences.

 

Evitez l’excès de pessimisme. Ne vendez pas à tout va.

– Malgré ses fortes turbulences, la Chine reste intéressante pour le moyen et long terme et toujours présente dans nos portefeuilles.
Consacrez maximum 10 % de votre avoir à la sicav Fidelity China Focus A EUR.
– Ne vous précipitez pas sur telle ou telle action ou sicav déprimée en espérant un gain rapide. Achetez en priorité les secteurs défensifs, relativement peu sensibles aux fluctuations économiques, comme les télécoms, les services aux collectivités et les biens de consommation courants. Des secteurs caractérisés par une certaine récurrence des liquidités générées et par des dividendes supérieurs à la moyenne.
– Pour d’autres secteurs, plus sensibles à la conjoncture, une approche plus sélective s’impose. Seules certaines actions exagérément boudées sont dignes d’achat.
Dans le secteur pétrolier, achetez Chevron, BP et Repsol, assez solides pour digérer sans trop de mal la faiblesse du cours du pétrole.
Parmi les valeurs « cycliques », profitez, dans une optique de long terme, de la faiblesse actuelle du cours de Rio Tinto, Nyrstar, Schnitzer Steel, Euronav

 

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