Analyse
E.ON gardera le nucléaire il y a un an - vendredi 11 septembre 2015

La scission du groupe en deux entités, prévue initialement pour 2016, a du plomb dans l’aile après le projet de loi allemand sur le nucléaire. De nouvelles dépréciations d’actifs vont plomber les résultats.

Malgré la baisse du cours, l’action reste correctement évaluée. Mais les perspectives du groupe sont encore trop floues. N’achetez pas.
CONSERVEZ.

 

E.ON ne parvient décidément pas à tourner la page du nucléaire. Sa décision de scinder en deux entités distinctes les activités d’avenir (énergies renouvelables, réseaux et solutions, sous le nom E.ON) et les activités à problème (négoce, charbon et nucléaire, sous le nom d’Uniper) vient en effet d’être mise à mal par le gouvernement allemand qui veut s’assurer que le démantèlement des centrales restera bien à charge des opérateurs. En attendant de trouver une parade, le nucléaire restera donc bien sous le giron d’E.ON.
Par ailleurs, de nouvelles dépréciations vont faire replonger les résultats dans le rouge cette année. Ces charges vont évidemment peser, mais ne toucheront pas la trésorerie à court terme. Le dividende au titre de 2015 sera donc maintenu à 0,5 EUR par action, soit un rendement brut de 6 %.

 

Cours au moment de l'analyse : 8,944 EUR

 

E.ON est un groupe allemand actifs dans les services aux collectivités (à la fois dans l'électricité et le gaz). Il a été secoué par l’annonce par l’Allemagne de précipiter l’arrêt des centrales nucléaires. Le groupe se tourne dès lors de plus en plus vers les énergies alternatives.

 

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