Analyse
ABN Amro en Bourse : que faire ? il y a un an - mercredi 25 novembre 2015

Entré en Bourse le 20/11 à 17,75 EUR, le certificat d’action ABN Amro se négocie ce mercredi 25/11 à ±19 EUR.

Si la hausse peut sembler faible a priori, nous la jugeons plutôt élevée pour un secteur peu attractif pour l’investisseur.
Si vous détenez déjà le titre, conservez-le pour le dividende, mais N’ACHETEZ PAS.
Dans le secteur, préférez
Barclays, BCP ou UBS.

 

Carte d’identité

La banque néerlandaise ABN Amro est active en banque de détail (57 % du bénéfice), gestion de patrimoine (11 %) et conseil aux entreprises (32 %). 80 % de ses revenus sont issus des Pays-Bas.
Au 3e trimestre 2015, son ratio Core Tier 1 était de 14,8 %. Un niveau élevé pour cet indicateur de solidité, qui est en moyenne de 11 à 12 % dans les banques européennes.
L’agence de notation S&P accorde au groupe un rating élevé (A).
L’Etat néerlandais (qui avait sauvé le groupe lors de la crise financière) reste le principal actionnaire.

 

Dividende

Le dividende est le principal atout du groupe. ABN Amro s’est en effet engagé à distribuer 40 % de son bénéfice sous forme de dividende jusqu’en 2017, puis de monter alors à 50 % (niveau que visent beaucoup de banques, mais qui pour l’heure nous semble illusoire pour la plupart). Pour l’exercice 2016, nous tablons sur un dividende de 0,94 EUR brut, soit un rendement de 4,9 % brut (pour un cours de 19 EUR). Un niveau flatteur comparé aux 4,2 % brut d’ING et aux 3,3 % net de KBC.

 

Croissance

Il ne faut pas attendre d’étincelles de la banque de détail. Certes, l’économie néerlandaise croît plus vite que la moyenne européenne (+1,7 % prévu en 2016 aux Pays-Bas contre +1,4 % pour la moyenne européenne). Mais cela ne laisse pas présager pour autant une forte croissance des revenus de la banque. L’expansion à l’étranger n’est pas non plus à l’ordre du jour. Pour apporter un peu de dynamisme, la banque devra compter sur ses économies (prévues d’ici 2017) ou sur sa division gestion de patrimoine (mais celle-ci n’est pas la mieux placée pour profiter de la croissance du marché).

 

A 19 EUR, le cours vaut un peu plus d’une fois les fonds propres (chez ING ce ratio est de 1,1 et la moyenne européenne est de 0,85). Aussi, compte tenu de plus du faible espoir de croissance, le titre n’est guère attractif. En outre, la position de l’Etat dans le capital empêche toute offre hostile sur la banque.

 

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